Report of the 7th International Conference of La Via Campesina

La Vía Campesina — publications (WP REST) 2018-03-29 SCORE 9/10

Document original ↗

Synopsis

Ce rapport documente la 7e Conférence internationale de La Via Campesina, une organisation mondiale de mouvements paysans regroupant 182 organisations dans 81 pays. Le document articule quatre axes centraux : (1) la réforme agraire comme fondement du changement social, explicitement définie comme alternative au modèle néolibéral de propriété et de commercialisation des terres ; (2) la souveraineté alimentaire comme droit des peuples à définir leurs propres politiques agricoles contre l'agribusiness et les accords de libre-échange ; (3) l'agroécologie politique comme « façon de nourrir la société » enracinée dans les savoirs paysans ; (4) l'importance stratégique croissante des femmes et des jeunes dans le mouvement paysan, avec débats explicites sur le genre, la sexualité et l'anti-patriarcat. La conférence rejette frontalement les « fausses solutions » écologiques (green capitalism, marchés du carbone, agriculture « climate-smart ») et réaffirme que la lutte paysanne mondiale s'oppose non seulement à l'exploitation économique, mais aussi à la violence d'État, au militarisme et à la dispossession territoriale. Le document témoigne d'une organisation politique sophistiquée, basée sur des assemblées régionales, des discussions intra-mouvement rigoreuses et une solidarité internationaliste explicite avec les peuples autochtones et les victimes de répression.

En clair

Ce document montre comment des paysans du monde entier — dans leurs propres organisations — se battent pour garder ou récupérer leurs terres, cultiver sans chimie, et nourrir leurs familles et communautés sans dépendre des grandes entreprises agricoles. Utile pour comprendre qui organise vraiment la résistance au vol de terres et comment ça fonctionne à l'échelle mondiale.

Extraits

Nous nourrissons nos peuples et construisons le mouvement pour changer le monde !

p. 4

Avant, il n'y avait qu'une seule voix dans les débats sur l'agriculture : celle des corporations et des grands propriétaires terriens. Aujourd'hui, nous sommes bien plus de mouvements sociaux qui luttons contre ce modèle.

p. 4

l'agroécologie est une façon de nourrir la société

p. 8

Nous sommes des paysans, producteurs d'aliments sains, avec une relation à la terre

p. 23

La réforme agraire est un concept fondamental pour La Via Campesina.

p. 24

La Via Campesina peut aider à résoudre la crise migratoire par une véritable réforme agraire, une production agroécologique et la souveraineté alimentaire

p. 26

elle ne se prête pas à de fausses solutions comme le capitalisme « vert », les marchés carbone et l'« agriculture intelligente face au climat »

p. 47

la participation des femmes. Les femmes ont beaucoup contribué à ce mouvement et ont encore plus à contribuer

p. 11

DÉCLARATION DE SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE DU HONDURAS ET LA FAMILLE DE BERTA CÁCERES

p. 50
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