How fit turns into misfit and back: Institutional Transformations of Pastoral Commons in African Floodplains

discovery_promoted 2013-03-22 SCORE 8/10

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Synopsis

Cet article examine comment les institutions régissant les pâturages collectifs en Afrique transitent entre états d'adaptation réussie (fit) et états de maladaptation (misfit). Contre la théorie de Hardin sur la « tragédie des communs », les auteurs démontrent par analyse comparatiste (Zambie, Cameroun, Tanzanie) que les pasteurs africains ont historiquement créé et maintenu des institutions souples et viables pour gérer durablement les ressources communes. Un argument clé : les paysages pastoraux ne sont pas « naturels » mais anthropogéniques, façonnés par les pratiques d'élevage et régulés par des institutions coutumières ayant coévolu avec l'écosystème. L'article critique frontalement le colonialisme européen, qui a imposé une vision de la nature « sauvage » et s'en est approprié l'accès au nom de l'État, liquidant les régimes coutumiers de gestion collective. L'analyse intègre Nouvelle Institutionnalisme, écologie politique et constructivisme, montrant que l'adaptation institutionnelle dépend non seulement de facteurs écologiques (climat, inondations, couverture herbacée) mais aussi du contexte politique et des rapports de pouvoir. Point central : ne sont pas les institutions les plus efficaces qui émergent, mais celles servant les intérêts des acteurs dominants. L'exemple des Orma au Kenya montre comment les enclosures (privatisations des pâturages) ont résulté de changements de prix du bétail altérant les rapports de force. Les auteurs proposent une théorie élargie du « institutional fit » intégrant histoire politique, pouvoir, et institutions comme « règles du jeu » pour la coordination collective. Cela éclaire pourquoi certaines institutions fonctionnent et comment les acteurs négocient les transformations institutionnelles.

En clair

Avant les États coloniaux, les pasteurs africains géraient ensemble leurs terres avec des règles souples et justes. Ce texte explique comment et pourquoi on a détruit ces systèmes en enfermant les terres — utile pour comprendre les accaparements fonciers d'aujourd'hui en Afrique.

Extraits

Nous nous concentrons sur les pâturages en tant que ressource commune spécifique, gérée par des systèmes de propriété commune, pour discuter ce point.

p. 1

Une critique de la conception coloniale selon laquelle les paysages présents sont une « nature pure » et non des écosystèmes de paysages culturels, et b) l'implication de l'État colonial qui revendique la propriété de cette « nature pure ».

p. 2

L'adaptation au risque de variabilité climatique, en termes de précipitations, d'inondations et de maladie, peut être atteinte par des règles plus flexibles d'accès aux pâturages, avec des réserves pour la saison sèche et par l'accès réciproque à d'autres territoires et des arrangements de partage du bétail.

p. 2

L'adaptation à un environnement politique changeant comporte beaucoup plus d'incertitude, ce qui est important pour comprendre l'action stratégique : dans ce contexte, le rôle des institutions, en tant que règles du jeu pour la coordination et la fourniture d'informations, est particulièrement important.

p. 2

Elle indique que le processus conduisant à l'enclosure des communs pastoraux et les conflits qui rendent difficile la distribution des ressources remontent à des facteurs externes tels que les marchés, l'environnement, le changement technologique et le changement démographique, qui influencent les changements de prix relatifs des biens et services.

p. 3

Les acteurs ayant plus de pouvoir de négociation façonneront le cadre institutionnel pour qu'il fonctionne de manière à ce qu'ils en tirent le plus profit. Cependant, de tels changements doivent être légitimés, ce qui est fait par des ensembles spécifiques d'idéologies.

p. 3
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