Estado y Amazonía: Legislando el descanso y liberación de la tierra en Levítico 25

discovery_promoted 2025-04-19 SCORE 9/10

Document original ↗

Synopsis

Cet article théologique-politique analyse l'Amazonie à travers le prisme du Jubilé biblique (Lévitique 25), proposant une réinterprétation du rapport à la terre qui redéfinit radicalement les enjeux environnementaux et de souveraineté territoriale. Les auteurs, deux théologiens nicaraguayens, partent d'un diagnostic alarmant : entre 2001 et 2020, 54 millions d'hectares ont disparu ; 100 millions d'hectares sont en litige faute de titulation en Bolivie et Brésil ; le changement climatique s'accélère. Le texte met en avant la sagesse ancestrale des peuples originaires (Awajún, Quechuas, Wampis) dont la cosmovisión alternative à l'extractivisme occidental s'avère empiriquement plus efficace : les territoires indigènes se révèlent être les mieux protégés. Le concept central est l'usufruit : contre la conception capitaliste de propriété absolue, le texte invoque une théologie biblique où Dieu seul est propriétaire et l'humain simple usufructuaire temporaire. Cette formulation articule plusieurs axes : critique de la titulation étatique fragmentée, reconnaissance des droits collectifs des peuples originaires, et appel à un « repos de la terre » qui renverse la logique extractiviste. Le document fait plaider aux auteurs pour que les États panamazóniques adoptent légalement et politiquement cette perspective comme base d'une gouvernance territoriale juste et écologique.

En clair

La Bible dit que la Terre appartient à Dieu et l'humain n'en est que l'usager temporaire — c'est exactement ce que font les peuples originaires de l'Amazonie en prenant soin de la forêt depuis des siècles, tandis que les États la saccagent pour la piller. Si les gouvernements appliquaient enfin ce que disent la Bible et la sagesse indienne, on arrêterait la destruction et on donnerait du repos à la terre.

Extraits

L'être humain n'est que l'usufruitier de ceci.

p. 1

L'Amazonie abrite de nombreux peuples autochtones, notamment les Awajún, les Quechuas et les Wampis.

p. 2

Entre 2001 et 2020, 54 millions d'hectares ont été perdus.

p. 3

En Bolivie et au Brésil, 100 millions d'hectares sont en conflit en raison de l'absence de titularisation.

p. 4

Les territoires autochtones se sont avérés plus efficaces dans la protection de l'Amazonie, mais ne sont pas écoutés.

p. 4

Le traitement que les communautés autochtones accordent à la terre est très éloigné de la cosmovisión occidentale, qui promeut une vision extractiviste et exploitatrice.

p. 5

De la terre nous venons et à la terre nous retournons.

p. 4

Le respect de ces droits est une condition sine qua non pour sauvegarder la vie des peuples, de leurs cultures, de leur identité.

p. 2

La sagesse ancestrale des peuples autochtones, quant à la cosmovisión et au traitement qu'ils accordent à la terre, est une proposition viable et urgente pour l'intégrer comme mécanisme d'action dans les forums mondiaux.

p. 3

Des relations justes qui favorisent la vie, le bien commun non seulement pour les humains, les hommes et les femmes, mais aussi pour la nature et tous ses êtres.

p. 5
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