Swahili Tanzania UNDROP

La Vía Campesina — publications (WP REST) 2022-02-24 Adobe PDF Library 15.0 SCORE 9/10

Document original ↗

Synopsis

Ce document constitue l'introduction en swahili à la Déclaration des Nations unies sur les droits des paysans et autres personnes travaillant dans les zones rurales (UNDROP), adoptée le 17 décembre 2018. Il retrace l'histoire politique de cette conquête internationale : 18 années de mobilisation menée par La Via Campesina (LVC) en collaboration avec CETIM et FIAN International. Les étapes clés incluent les débats internes de LVC depuis 2001, l'adoption d'un plan en 2004 lors du congrès de São Paulo, l'élaboration du premier projet à Jakarta (approuvé au congrès de Maputo en 2005), puis les négociations intergouvernementales (2013-2018) aboutissant au vote de 47 pays en septembre 2018.

Le texte encadre l'UNDROP comme une réponse à la crise massive des paysanneries mondiales. Plus de 1,2 milliard de petits agriculteurs et leurs familles—un tiers de la population mondiale—subissent une discrimination systémique enracinée dans l'inégalité d'accès et de contrôle de la terre. Cette injustice est aggravée par les politiques agricoles nationales favorisant une petite élite de grands exploitants, propriétaires terriens puissants et agro-industries, souvent soutenues par les gouvernements et institutions internationales.

Les petits paysans font face à l'expulsion de leurs terres, à la violence, à l'exploitation économique et même à des meurtres. L'appropriation capitaliste s'étend illégalement sur la terre, l'eau, les minéraux, le pétrole, les semences et la biodiversité. L'UNDROP concentre ses garanties sur quatre axes : (1) l'accès et le contrôle collectif et individuel de la terre, des semences, de l'eau et de la biodiversité ; (2) la souveraineté alimentaire, définie comme le droit des peuples à décider leur nourriture et leurs systèmes agricoles ; (3) l'interconnexion des droits civils, politiques, économiques, sociaux, culturels, environnementaux et collectifs ; (4) les mécanismes concrets de recours contre les politiques discriminatoires et les violations des droits.

Le document position l'UNDROP simultanément comme outil d'organisation collective pour les mouvements paysans du Sud Global et comme instrument légal permettant d'exiger des gouvernements l'adoption de politiques publiques de protection contre les injustices sociales. La présence de recherches de l'UNHRC établissant le lien causal entre discrimination paysanne et inégalité foncière a soutenu tout le processus de négociation. Ce qui émerge est une lecture politiquement lucide des dynamiques contemporaines d'accaparement foncier : moins une question d'aide au développement que de lutte pour la décolonisation et la redistribution.

En clair

Ce texte raconte comment les paysans du monde entier ont réussi, pendant 18 ans, à imposer une loi internationale qui reconnaît leur droit à la terre, à cultiver leurs propres aliments et à décider de leur agriculture—contre les grandes entreprises et gouvernements qui les dépossèdent. Maintenant les paysans et leurs mouvements peuvent utiliser cette loi comme arme pour exiger protection et soutien face aux accaparements et à l'expulsion de leurs terres.

Extraits

Ce matériau politique nous le considérons aujourd'hui comme une victoire des efforts de La Via Campesina (LVC) dans le contexte des assauts du libéralisme

p. 5

Pour des millions de petits agriculteurs et d'autres membres des familles rurales, dont la vie et leur mode de subsistance dépendent de la terre, des forêts, des rivières et de la mer

p. 5

La discrimination qui confronte les petits agriculteurs et d'autres travailleurs en zones rurales a ses racines dans le manque d'équité dans l'accès et le contrôle de la terre, de la biodiversité et d'autres ressources naturelles

p. 6

L'étude a expliqué que cette injustice a été aggravée par les politiques nationales agricoles formulées pour l'avantage d'un petit groupe d'agriculteurs aisés, de propriétaires de grandes exploitations, d'agents des industries agricoles et de sociétés d'agriculture commerciale

p. 6

Cette victoire historique arrive à un moment crucial, car aujourd'hui plus de 1,2 milliard de petits agriculteurs et leurs familles font face à des violations incommensurables de leurs droits

p. 6

Le capital qui s'approprie illégalement la terre, l'eau, les minéraux, le pétrole, les semences et la biodiversité

p. 7

Ce traité des Nations Unies reconnaît également le droit collectif et individuel des petits agriculteurs de plaider pour l'accès à la terre, aux semences, à l'eau, à la biodiversité et aux ressources naturelles

p. 7

la souveraineté alimentaire (qui est le droit des peuples de décider de leur nourriture et de leurs systèmes agricoles et le droit d'obtenir une nourriture saine et naturelle)

p. 7

l'expulsion de leurs terres et territoires, et ils deviennent souvent victimes d'actes criminels et de meurtres

p. 6

Pendant de nombreuses années, ce mouvement (c'est-à-dire LVC) avait discuté entre ses membres de la proposition d'avoir un traité international

p. 5
Version interactive ↗ Fiches proches · BibTeX · partage par citation