5 Years of Agroecology in La Vía Campesina

La Vía Campesina — publications (WP REST) 2013-06-27 Adobe PDF Library 8.0 SCORE 9/10

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Synopsis

Ce recueil de documents de La Vía Campesina couvre cinq années de mobilisation autour de l'agroécologie (2008-2013), de la Conférence de Maputo (Mozambique, 2008) à Jakarta (Indonésie, 2013). Il constitue un positionnement politique majeur du mouvement paysan international face aux crises alimentaire, climatique et énergétique. La Vía Campesina y réaffirme que l'agriculture paysanne durable n'est pas une « alternative » marginale, mais le modèle historique et majoritaire par lequel l'humanité s'est nourrie depuis des millénaires, et demeure le pilier de l'alimentation mondiale. Plus de la moitié de la population mondiale travaille dans le secteur agricole paysan. Face aux stratégies agressives des transnationales qui s'approprient les meilleures terres paysannes pour des agrocarburants et monocultures, LVC oppose une vision politique radicale : seule l'agriculture paysanne et familiale agroécologique peut rompre le lien entre prix alimentaires et prix du pétrole, restaurer les sols dégradés et assurer une alimentation locale saine. Au-delà du simple label « bio », la production paysanne durable se définit comme socialement juste, respectueuse des identités et savoirs communautaires, favorisant les marchés locaux et renforçant l'autonomie des peuples. La Conférence de Maputo (2008) mandate la Commission sur l'Agriculture Paysanne Durable pour analyser le contexte politique, élaborer des stratégies et accompagner les organisations membres dans la transformation agroécologique de leurs processus productifs. Entre 2009 et 2013, LVC organise une série d'encounters régionaux et continentaux (Amériques, Asie, Afrique, Europe), crée plus de 40 écoles d'agroécologie, documente les expériences (Cuba, Inde, Philippines), et intervient aux sommets climatiques (COPs). Un élément critique du positionnement : l'agroécologie est définie comme un « héritage des peuples ruraux et autochtones », pas un bien à commodifier. LVC résiste à la tentative de « co-option » de l'agroécologie par des acteurs externes (ONG, entreprises vertes, États productivistes). En 2013, à Jakarta, LVC affirme avec force : « AGROECOLOGY IS OURS AS PEASANT AND INDIGENOUS PEOPLES, AND IT IS NOT FOR SALE. » La Food Sovereignty est proposée comme seule réponse réelle aux crises actuelles.

En clair

Les paysans du monde disent : nous savons cultiver la terre et nourrir le monde mieux que les grandes entreprises. Ils refusent que leurs terres soient volées pour les agro-carburants et les monocultures, et défendent une agriculture qui reste aux mains des communautés, protège les sols et nourrit localement.

Extraits

nous sommes des hommes et des femmes de la terre, nous sommes ceux qui produisent la nourriture du monde. Nous avons le droit de continuer à être des paysans et des agriculteurs familiaux

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seule l'agriculture paysanne et familiale agroécologique peut découpler les prix alimentaires des prix du pétrole, restaurer les sols dégradés et produire une alimentation locale saine

p. 7

L'AGROÉCOLOGIE EST LA NÔTRE EN TANT QUE PAYSANS ET PEUPLES AUTOCHTONES, ET ELLE N'EST PAS À VENDRE.

p. 9

La production durable fondée sur l'agriculture paysanne est socialement juste, respecte l'identité et les connaissances des communautés, privilégie les marchés locaux et domestiques, et renforce l'autonomie des peuples et des communautés.

p. 11

Les STN s'accaparent les meilleures terres occupées par les paysans, pour les utiliser pour les agrocarburants et d'autres monocultures. Leur intérêt est de détruire nos propres pratiques et technologies agricoles.

p. 11

La Via Campesina propose la Souveraineté alimentaire comme la seule véritable issue aux crises actuelles.

p. 12
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