Um Outro Olhar Ao MST

MST Brésil — biblioteca (WP REST API) 2019-05-20 SCORE 7/10

Document original ↗

Synopsis

Ce document est la préface du livre « Um Outro Olhar Ao MST » (Un Autre Regard sur le MST), écrit par le père jésuite maltais João Caruana, arrivé au Brésil en 1984. L'auteur témoigne de son engagement auprès du Movimento dos Trabalhadores Rurais Sem Terra (MST), le mouvement des paysans sans terre brésiliens, qu'il découvre lors du premier congrès du mouvement à Curitiba. Caruana situe son action dans le cadre de la théologie de la libération et de l'option préférentielle pour les pauvres, qui caractérise l'église catholique progressive brésilienne des années 1980-2000. Le prêtre affirme sa conviction que la réforme agraire est une condition indispensable à la résolution des « problèmes gravissimes » du peuple brésilien.

Le livre s'organise en trois parties : une introduction au MST à travers entrevues et témoignages, un focus sur deux coopératives rurales issues de la lutte du MST (COPAVI et COANA), et une discussion sur le rapport entre réforme agraire et église. Un enjeu majeur est de démontrer comment le MST a établi une « approximation respectueuse » avec l'église malgré son inspiration marxiste, contrastant avec la tradition anticléricale européenne. Cette alliance entre marxisme et catholicisme progressiste, incarnée par des figures comme Helder Câmara et le cardinal Arns, a façonné de manière spécifique les luttes paysannes brésiliennes, où la dimension spirituelle et la lutte foncière sont inséparables. L'auteur rend hommage aux « centaines de pères et mères de familles » qui ont rejoint le MST et « ont gagné la terre avec beaucoup de sueur, persécution, prison et parfois la mort » au cours de 35 ans de combat. Ce mouvement s'inscrit dans un contexte plus large de conscience socio-politique portée aussi par les Comunidades Eclesiais de Base (CEB). Le document révèle l'intrication profonde entre théologie de la libération, mouvements populaires d'église et luttes paysannes au Brésil.

En clair

Ce livre raconte comment un mouvement brésilien de paysans sans terre (le MST) occupe des terres pour les cultiver en famille et ensemble, avec l'appui d'une église progressiste. C'est un témoignage sur 35 ans de lutte foncière, où des familles ont risqué prison et mort pour accéder à la terre.

Extraits

À tous et toutes qui ont lutté en faveur de la Réforme Agraire à notre époque et qui sont tombés cruellement ! Le sang d'eux et d'elles n'a pas été versé en vain !

p. 3

Je suis arrivé au Brésil déjà conscient qu'il n'existe pas de solution aux problèmes sociaux extrêmement graves de notre peuple, sans mener à bien la Réforme Agraire.

p. 6

En participant au Premier Congrès du MST à Curitiba, où j'ai perçu que les participants ont des idées claires et savent où et comment ils peuvent arriver, cela a facilité mon soutien sans réserve à leur cause.

p. 6

Et rendons ainsi justice aux centaines de pères et mères de famille qui se sont réunis et ont dirigé un Mouvement, qui pendant ces 35 ans ont gagné des terres avec beaucoup de sueur, de persécution, d'emprisonnement et parfois la mort

p. 7

Dans ce livre, je veux montrer que la direction originelle du Mouvement, même en acceptant que le marxisme soit une inspiration dans leur lutte, ils ont réussi à créer une approche respectueuse avec l'Église au Brésil

p. 7

Il/Elle a soutenu activement les mouvements sociaux qui ont travaillé à la ville et à la campagne – spécialement avec le Mouvement des Travailleurs Ruraux Sans Terre (Le MST).

p. 8
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