Tsonga UNDROP
La Vía Campesina — publications (WP REST) 2022-02-24 Adobe PDF Library 15.0 SCORE 9/10
Document original ↗Synopsis
Ce document est la Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant en zones rurales (UNDROP), adoptée le 17 décembre 2018. Il représente l'aboutissement d'une lutte de vingt ans menée par La Via Campesina et d'autres organisations paysannes pour obtenir une reconnaissance internationale des droits collectifs des paysans. Le document émane d'un constat alarmant : environ 1,2 milliard de paysans et ruraux font face à des violations graves de leurs droits fondamentaux. Selon la FAO, la faim affecte environ 821 millions de personnes, dont la majorité sont des paysans. Le texte souligne comment les politiques nationales favorisent l'accaparement des terres et la dépossession des ressources productives (sols, eau, semences, biodiversité) aux dépens des paysans. L'UNDROP, structure de 28 articles, couvre les droits à la terre, à l'alimentation, à la souveraineté alimentaire, aux semences, à l'eau, à la biodiversité, à la culture et aux droits du travail. Le document reconnaît spécifiquement les droits des femmes paysannes, marquant une dimension de féminisme paysan. En privilégiant les droits collectifs et l'accès garanti aux moyens de production, UNDROP propose une philosophie alternative à la propriété privée individuelle, centrée sur la viabilité de la paysannerie et la protection des communs agricoles et naturels.
En clair
L'ONU dit officiellement que les paysans ont le droit d'avoir leurs terres et de cultiver ce qu'ils veulent pour manger et vivre. C'est un outil que les paysans peuvent utiliser pour défendre leurs champs contre les gouvernements et les riches qui veulent les leur voler.
Extraits
Le 17 décembre 2018, l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté la Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales (UNDROP).
Pour des millions d'agriculteurs paysans et d'autres habitants des zones rurales, dont la vie et les moyens de subsistance dépendent de leurs terres, forêts, rivières et mers.
Les systèmes alimentaires qui se sont enracinés depuis les années 1990 jusqu'à aujourd'hui.
Les agriculteurs paysans sont ceux qui sont touchés de manière disproportionnée par la pauvreté et la faim.
Un processus consultatif initial sur les droits des agriculteurs et des agricultrices a débouché sur une proposition adoptée lors de la Cinquième Réunion de LVC à Maputo.
Article 4. Droits des agricultrices paysannes et des autres femmes travaillant dans les zones rurales.
Article 19. Droit aux semences.
Article 21. Droit à l'eau et à l'assainissement.