16th October - International Day of Action for Peoples' Food Sovereignty and against transnational corporations
La Vía Campesina — publications (WP REST) 2015-10-21 Microsoft® Publisher 2010 SCORE 9/10
Document original ↗Synopsis
Cette newsletter de La Via Campesina (septembre 2015) documente l'organisation mondiale des paysans et petits exploitants autour de trois axes : la souveraineté alimentaire face aux corporations transnationales, les droits collectifs des paysans (reconnaissance à l'ONU d'une déclaration internationale), et la lutte contre la biopiraterie des semences. Le texte articule une critique radicale du contrôle corporatif de l'alimentation et des terres, en proposant l'agroécologie comme alternative politique et écologique. Plusieurs actions coordonnées sont rapportées : mobilisations le 16 octobre (Journée d'action pour la souveraineté alimentaire), débat au Parlement européen sur l'agroécologie, négociations au traité international sur les ressources phytogénétiques, participation d'une délégation à Genève pour appuyer une déclaration des droits des paysans à l'ONU. Le document met en lumière les luttes des femmes paysannes (ZIMSOFF au Zimbabwe) pour conserver les semences traditionnelles, et dénonce les attaques contre les leaders du mouvement paysan, notamment João Pedro Stedile du MST brésilien. La Via Campesina propose « une transformation radicale vers un système alimentaire juste et décent pour tous » fondé sur l'agroécologie et le rejet des semences transgéniques « chargées d'agro-toxines ».
En clair
Les paysans du monde entier demandent le droit de garder leurs semences et leurs terres, face aux grandes entreprises qui les volent pour faire des profits. La Via Campesina montre comment se battre pour cultiver de manière écologique et nourrir sa communauté, au lieu de dépendre des multinationales et de leurs semences brevetées.
Extraits
Les sociétés transnationales déplacent et dépossèdent des millions de paysans et d'agriculteurs familiaux, de femmes et d'hommes de leurs terres, forêts, eaux et territoires pour établir des entreprises destructrices à but lucratif.
Mondialement, plus de 1,2 milliard de paysans et leurs familles assurent la souveraineté alimentaire et le droit à l'alimentation en fournissant jusqu'à 80 % de la nourriture consommée localement et refroidissent la planète et conservent la biodiversité et les semences.
Tant que vous n'interdisez pas tous les brevets issus du bio-piratage, tant que les agriculteurs n'ont pas le droit de conserver, utiliser, échanger et vendre les semences de leurs propres récoltes, nous ne collaborerons pas avec la recherche et les banques de gènes.
Les grains conservés dans les banques de ressources génétiques gérées par le système multilatéral du Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture (TIRPAA) nous appartiennent : c'est notre héritage de nombreux siècles de sélection paysanne.
Les paysans et les populations rurales sont victimes de violations des droits humains sur chaque continent, par l'exclusion, l'accaparement des terres, la répression des leaders paysans et les effets des produits agrochimiques sur la santé.
Nous continuons à proposer une adoption plus large de l'agroécologie et la construction de la souveraineté alimentaire des peuples.
Les femmes du Zimbabwe Smallholder Organic Farmers Forum (ZIMSOFF) luttent continuellement pour réclamer et utiliser les semences traditionnelles et rompre la dépendance aux semences commerciales.
Le Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture est le seul accord international qui reconnaît clairement le droit des agriculteurs de conserver, utiliser, échanger et vendre leurs semences.
Au vote final, le gouvernement américain était le seul à voter contre. Les gouvernements d'Europe se sont abstenus de voter.
Les organisations de producteurs alimentaires du monde entier se sont récemment réunies au forum international pour l'Agroécologie (Mali, février 2015) pour développer une compréhension commune de l'agroécologie.