[EN] 5 June Manifesto – The planet before profits – Only one Earth

La Vía Campesina — publications (WP REST) 2021-06-02 SCORE 5/10

Document original ↗

Synopsis

Ce manifeste anti-impérialiste critique radicalement la destruction écologique causée par le capitalisme financier et l'extraction transnationale des ressources. Il établit un lien direct entre la destruction des écosystèmes historiquement gérés par les communautés paysannes et traditionnelles et l'émergence de crises sanitaires comme COVID-19. Le texte énumère les conséquences de ce modèle : changement climatique, extinction massive de biodiversité (134 000 espèces menacées), biopiraterie commerciale, dégradation des sols par déforestation et monocultures, contamination de l'eau et des sources. Il souligne que ces impacts frappent d'abord les femmes, enfants, peuples autochtones et populations pauvres. Le manifeste dénonce l'agribusiness industriel basé sur monocultures et pesticides, ainsi que le rôle dévastateur du militarisme états-unien, identifié comme parmi les plus grands contaminateurs au monde.

Face à cette crise, le texte critique le « green capitalism » — crédits carbone, crédits de préservation environnementale — comme mécanismes purs de marchandisation de la nature et de spéculation financière, sans adresser les causes réelles. Il propose une alternative articulée autour de quatre piliers : production agroécologique de l'alimentation, démocratisation de l'accès à la terre par réforme agraire, protection et soin des biens communs (eau, biodiversité, terre), transition énergétique au service réel de la classe ouvrière et justice sociale-environnementale, tout en dépassant le patriarcat et le racisme.

Le manifeste adopte une perspective géopolitique anti-impérialiste : les imperialisms des États-Unis et pays du Nord approprient les ressources naturelles des pays périphériques dont les peuples sont présentés comme les « véritables propriétaires ». L'appel central est de mettre fin à la domination du capital sur la vie et de reconstruire la relation humains-nature guidée par le bien-être collectif et les rythmes écologiques, non par l'avidité et le profit.

En clair

Ce texte crie que le capitalisme détruit la planète en volant les terres des paysans et peuples autochtones pour en faire du profit. Pour changer, faut faire de l'agroécologie, redonner la terre à ceux qui la cultivent par réforme agraire, protéger l'eau et la terre comme des biens communs, et arrêter le capitalisme — pas des fausses solutions « vertes » qui ne font que continuer la spéculation. Ça sert à ceux qui défendent la terre et les paysans contre le système.

Extraits

L'extraction et l'exploitation sans frein des ressources naturelles à titre lucratif par les grandes sociétés, et la logique du système capitaliste ont épuisé notre planète.

p. 1

En agriculture, les sociétés transnationales appliquent le modèle de l'agribusiness basé sur les monocultures et l'utilisation de pesticides, qui détruisent la biodiversité et modifient le climat.

p. 1

Les impérialistes des États-Unis et d'autres pays du Nord mondial attaquent les pays périphériques pour privatiser les biens communs dont le peuple, les véritables propriétaires des ressources naturelles, avait l'habitude de prendre soin dans chaque pays.

p. 1

L'origine de ces super-pathogènes est directement liée à la destruction des écosystèmes historiquement préservés par les communautés paysannes et traditionnelles.

p. 1

Tous les êtres humains sont affectés par cette dégradation de notre planète, en particulier les femmes, les enfants, les peuples autochtones et les plus pauvres du monde.

p. 2

Certaines sociétés, au lieu de combattre les causes de la destruction planétaire, se concentrent sur le capitalisme vert, convertissant les ressources naturelles en marchandises et en nouveaux domaines de spéculation marchande, comme les crédits carbone.

p. 2

C'est une solution axée sur la production agroécologique d'aliments ; la démocratisation de l'accès aux terres par la réforme agraire ; la protection et le soin des biens communs tels que l'eau, la biodiversité et la terre.

p. 2

La transition vers un modèle énergétique qui répond aux véritables besoins de la classe ouvrière avec justice sociale et environnementale, en dépassant le patriarcat et le racisme.

p. 2

La solution réside dans la reconstruction de la relation entre les êtres humains et la nature, où la vie, le bien-être collectif et les rythmes écologiques – non la cupidité et le profit – guident les actions des nations et des peuples.

p. 2

Mettre fin à la barbarie capitaliste est la tâche centrale de notre époque. Nous devons mettre un terme à la domination du capital sur la vie.

p. 2
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