Comunidades Rurais e Camponesas Pagam o Preço Mais Alto enquanto Chuvas Torrenciais e Inundações Súbitas Devastam a África Austral

La Vía Campesina — publications (WP REST) 2026-02-05 SCORE 8/10

Document original ↗

Synopsis

Cet appel de La Via Campesina porte sur les inondations catastrophiques de janvier 2026 en Afrique Australe (Mozambique, Afrique du Sud, Zimbabwe), qui ont détruit quasi 60 000 hectares de terres cultivées et affecté plus de 585 000 personnes, principalement des communautés rurales et paysannes. Le document s'inscrit dans une perspective de justice climatique : affirmant que les petits producteurs paysans, qui ont le moins contribué à la crise climatique, en paient le prix le plus lourd. Quatre organisations-membres de La Via Campesina — le Landless People's Movement (LPM), la Food Sovereignty Campaign (FSC), le Zimbabwe Smallholder Organic Farmers Forum (ZIMSOFF) et l'União Nacional de Camponeses (UNAC) — ont documenté ces impacts massifs. Le texte articule deux crises interdépendantes : une crise climatique structurelle (sécheresses récurrentes liées à El Niño, puis inondations dévastatrices) qui menace la viabilité de l'agriculture paysanne, et une crise d'insécurité alimentaire qui frappe les familles paysannes vivant de cultures vivrières et d'élevage de subsistance. L'appel formule une critique politique claire : les gouvernements du Sud adoptent des « fausses solutions climatiques » promues par le Nord Global et les firmes multinationales, au lieu de protéger et renforcer « les systèmes de production paysanne, comme l'agroécologie ». Le document rattache ainsi la catastrophe climatique à des enjeux plus larges de souveraineté alimentaire, d'agroécologie politique et de résilience paysanne. Bien que n'en développant pas explicitement une théorie, le texte soulève implicitement une question fondamentale pour la veille foncière : comment les paysan·nes, dont la tenure est précaire ou dépendante de l'État, font-ils/elles face aux catastrophes climatiques ? Qui perd d'abord ses terres, et pourquoi ? C'est une entrée politique dans les questions de justice foncière et de vulnérabilité différenciée.

En clair

Ce texte explique comment des inondations terribles ont détruit les récoltes et les terres des petits paysans en Afrique du Sud, au Mozambique et au Zimbabwe, et montre que ce sont les plus pauvres qui paient le prix du changement climatique. Il appelle les paysans du monde à s'entraider et demande aux gouvernements de soutenir l'agriculture écologique paysanne plutôt que d'adopter les fausses solutions des riches pays du Nord.

Extraits

les communautés rurales et paysannes — qui ont moins contribué à la crise climatique — paient le prix le plus élevé

p. 1

La région d'Afrique australe et orientale de La Via Campesina compte quatre organisations-membres dans les pays touchés, notamment le Landless People's Movement (LPM)

p. 1

affectant au moins 83 000 producteurs paysans. Cela signifie que davantage de personnes feront face à l'insécurité alimentaire

p. 2

les gouvernements du Sud qui continuent à adopter de fausses solutions climatiques promues par le Nord mondial

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