[PT] Manifesto 5 de junho – O planeta acima do lucro – Uma só Terra

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Document original ↗

Synopsis

Ce manifeste anti-impérialiste brésilien articule une critique radicale du capitalisme contemporain comme système destructeur des biens communs (terre, eau, forêt, biodiversité) des peuples du Sud global. Son analyse centrale porte sur le modèle de l'agronégocio (monoculture + agrotoxiques) comme expression paradigmatique de cette destruction : il ravage la biodiversité, dégrade les sols et contamine les eaux, s'opposant frontalement aux écosystèmes que les peuples camponeses et traditionnels ont historiquement conservés. Le texte établit un lien entre cette destruction écosystémique et la génération de crises sanitaires (COVID-19), montrant comment l'effondrement des habitats naturels libère des pathogènes.

L'impérialisme américain et les puissances du Nord sont identifiés comme moteurs de cette appropriation privée des communs. Une critique importante cible également le « capitalisme vert » — stratégie de ré-ajustement qui transforme la nature en marchandises (crédits carbone, bônus de préservation) sans s'attaquer aux racines extractivistes.

Le manifeste propose une sortie articulée autour de trois piliers : production agroécologique de l'alimentation, démocratisation de l'accès à la terre par réforme agraire, et soin collectif des biens communs. Ces axes convergent vers une critique du patriarcat et du racisme comme dimensions de la domination capitaliste. La dimension autochtone est présente (peuples originaires affectés), posant implicitement une question de décolonisation et de souveraineté territoriale. C'est un appel politique qui aligne écologisme radical, anti-impérialisme et revendications paysannes de réforme agraire et souveraineté alimentaire.

En clair

Ce texte explique comment le système capitaliste détruit les terres et la nature des paysans, surtout dans le Sud. Il propose une sortie : cultiver en agroécologie, partager les terres par réforme agraire, et gérer l'eau et la forêt ensemble, comme bien commun — pas comme marchandise à vendre.

Extraits

En agriculture, on applique le modèle de l'agribusiness basé sur la monoculture et l'utilisation de pesticides, qui détruit la biodiversité et altère le climat.

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privatiser ces biens communs que les peuples, leurs véritables propriétaires, entretenaient dans chaque pays.

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L'origine des super-pathogènes est directement liée à la destruction des écosystèmes historiquement préservés par les peuples paysans et traditionnels.

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C'est une issue à partir de la production agroécologique d'aliments, de la démocratisation de l'accès à la terre par la réforme agraire, du soin des biens communs comme l'eau, la biodiversité et la terre.

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les entreprises transnationales augmentent leur capacité d'exploitation des biens communs, avançant dans l'exploitation des minerais, la déforestation, l'appropriation privée de l'eau.

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transformant les biens de la nature en nouvelles marchandises et sources de spéculation, comme les crédits carbone, les bons de préservation environnementale.

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Tous les êtres humains sont affectés, particulièrement les plus pauvres, les femmes, les enfants et les peuples autochtones dans le monde entier.

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C'est un projet de mort, de domination et de destruction. La sortie se trouve dans la reconstruction de la relation entre les êtres humains et la nature, où la vie, le bien-vivre collectif et les temps écologiques guident les nations.

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