L’Espagne libertaire
CRAS (Centre de Recherches sur les Alternatives Sociales) 2003-06-29 SCORE 5/10
Document original ↗Synopsis
« L'Espagne libertaire » est un témoignage et analyse historique de la révolution espagnole (1936-1939), en particulier de la réalisation du communisme libertaire par les travailleurs et paysans. Le document souligne que plus de 60 % des terres ont été cultivées sans propriétaires privés ni patrons, en appliquant le principe « à chacun selon ses besoins, de chacun selon ses forces ». Les collectivités agraires de régions comme le Levant (province de Valence), l'Aragon (Teruel) et la Castille, ainsi que les collectifs industriels d'Alcoy (25 000 travailleurs) et Granollers, ont implanté une égalité économique réelle et une démocratie libertaire fonctionnelle et directe. L'auteur contextualise cette expérience dans l'histoire de la pensée anarchiste (Proudhon, Bakounine, Kropotkine, Ricardo Mella) et souligne que les collectivités ont remplacé la lutte compétitive par l'entraide généralisée et la solidarité. Bien que la guerre civile ait détruit ces réalisations, l'ouvrage les documente comme modèles transposables d'une socialisation agraire et industrielle fonctionnelle, constituant une alternative historique concrète aux formes capitalistes et autoritaires du socialisme d'État. Le texte insiste sur le fait que cette expérience, qui a impliqué des millions de personnes pendant trois ans, ouvre une perspective d'un nouvel humanisme et constitue une archive politique cruciale pour les luttes contemporaines autour de l'organisation collective de la production et de la terre.
En clair
Pendant trois ans (1936-1939), les paysans et ouvriers espagnols ont pris les terres et les usines et les ont gérées ensemble sans patrons ni propriétaires : ça s'appelait les collectivités. Chacun recevait selon ses besoins, on décidait tout ensemble, et ça a marché. Ce livre raconte comment ils ont fait vraiment, c'est utile pour les gens qui veulent aujourd'hui reprendre la terre autrement.
Extraits
plus de 60 % des terres ont été cultivées sans patrons, ni propriétaires, sans « terratenientes », sans administrateurs tout-puissants
à chacun selon ses besoins, de chacun selon ses forces
Démocratie libertaire par laquelle chacun prend part à l'organisation de la cité et de la vie sociale.
La révolution espagnole a réalisé le communisme libertaire.
Le communisme libertaire implique donc 1° l'organisation d'une société sans classes ; 2° le fonctionnement de cette société sur la base du fédéralisme, et de la libre et nécessaire association.
A créé des richesses nouvelles, augmenté – surtout dans l'agriculture – les rendements, multiplié les écoles, amélioré les services sanitaires.