"Co-operative housing. [microform]"

Archive.org — community land trusts & housing commons 2016-05-24 SCORE 8/10

Document original ↗

Synopsis

Ce texte de 1906, signé par Sybella Gurney du Co-partnership Tenants' Housing Council, expose le système des sociétés coopératives de logement comme réponse à la crise du logement urbain britannique. La critique initiale est sévère : les banlieues ouvrières londoniennes sont des enfilades de « mean streets » insalubres et déshumanisantes, tandis que les zones rurales sont surpeuplées et le jeunesse s'exode. À cette dégradation, Gurney oppose un modèle où des collectifs de travailleurs achètent ensemble de la terre à bon prix, construisent des logements de qualité entourés d'espaces verts partagés et, surtout, captent pour eux-mêmes les bénéfices de la hausse foncière (« rise in land value »). Le système des accumulated shares garantit que tout profit au-delà d'un rendement fixe au capital revient aux locataires sous forme de dividendes ou de réserves collectives. L'article détaille le fonctionnement pratique : chaque locataire doit acquérir une part-action (£10, dont £5 versés immédiatement, puis paiements échelonnés jusqu'à £50), ce qui lie participation financière et responsabilité collective tout en empêchant la mobilité d'être compromise par la propriété individuelle (contrairement à acheter sa maison seul). Deux exemples concrets illustrent cette approche : les Tenant Co-operators Limited (1888, premières sociétés multi-sites) et les Ealing Tenants Limited (1901, modèle plus localisé et inclusif). Le texte revendique que ces sociétés réalisent une véritable « co-opération » au sens du Rochdale plan appliqué au foncier urbain, tout en créant les conditions d'une vraie vie sociale et d'entraide entre voisins.

En clair

En 1906, des ouvriers londoniens se sont associés pour acheter ensemble de la terre et construire leurs maisons, afin de garder pour eux les profits quand les prix immobiliers montaient, au lieu de les donner aux propriétaires. C'est l'ancêtre direct des « foncières solidaires » et des land trusts d'aujourd'hui.

Extraits

Créons-nous des villes idéales où l'augmentation de la valeur des terres causée par leur croissance soit sécurisée pour la communauté, et utilisée pour pourvoir à ses besoins communs?

p. 3

Une coopérative locative peut sécuriser pour ses membres de bons jardins, la jouissance commune des espaces ouverts, et un choix de maisons de différents types et tailles où vivre.

p. 4

Tout profit au-delà d'un certain pourcentage fixe du capital retourne aux locataires sous la forme de « parts accumulées ». Ainsi, le bénéfice de toute augmentation de la valeur des terres est sécurisé pour les locataires.

p. 4
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