Das Feld der Kontrolle
Infokiosques.net — Paysannerie & ruralité 2015-04-20 Adobe PDF Library 9.9 SCORE 5/10
Document original ↗Synopsis
Ce document, extrait d'une publication anarchiste/radicale suisse, offre une critique systémique de la biotechnologie et de l'agriculture industrielle, articulée autour du cas d'un essai de dissémination de blé OGM à l'institut de recherche Agroscope près de Zurich en 2014. Au-delà de l'opposition classique aux OGM, l'auteur·e développe une argument plus profond : que la science elle-même n'est pas neutre, mais un produit du système capitaliste et un outil de contrôle. Le texte critique la « technocratie » — la façon dont les « experts impartiaux » dominent les débats politiques — et dénonce le mythe de la neutralité scientifique. Il souligne que la « science du progrès » a remplacé la religion comme légitimation du contrôle capitalistique, et que face aux catastrophes environnementales causées par le progrès industriel, la société réagit en appelant la recherche scientifique à nous sauver. Le document critique aussi la fausse distinction entre une agriculture industrielle « mauvaise » et des solutions « vertes » (biocarburants, énergie solaire, etc.) — la force motrice reste la même : l'appropriation capitaliste du vivant. La recherche en OGM est lue comme part intégrante d'un système qui prive les communautés de toute possibilité d'autonomie alimentaire et de production. Le texte soulève aussi une contradiction : les mouvements légalistes ont imposé un moratoire sur les OGM en agriculture suisse, mais celui-ci permet paradoxalement la recherche en laboratoire. Enfin, l'auteur·e note l'absence de protestation autour du nouvel essai, possiblement parce que les responsables ne sont pas des multinationales « évidentes » mais des institutions scientifiques et universitaires perçues comme légitimes.
En clair
Ce texte aide à comprendre comment la science et la technologie sont utilisées pour justifier l'agriculture industrielle et priver les gens du droit de produire leur propre nourriture. Il montre que les fausses solutions « écologiques » (comme les biocarburants) ne règlent rien si elles restent sous contrôle capitaliste — c'est utile pour argumenter pourquoi les vraies alternatives doivent être collectives et autonomes, pas technologiques.
Extraits
Les communautés et les individus sont privés de la possibilité d'un approvisionnement autonome.
La recherche scientifique ne peut pas être neutre, pour la raison simple qu'elle a précisément émergé au sein des valeurs capitalistes dominantes, déterminantes pour la société.
Les OGM sont pour nous une nuisance, parce qu'ils sont un produit du système technologique et scientifique meurtrier.
Il existe déjà des variétés de blé qui présentent une résistance naturelle au mildiou. Lesquelles, cependant, en raison d'un rendement inférieur et d'autres facteurs, ne sont pas adaptées à l'agriculture industrielle.