ES Solidarity with the Myanmar rural working people

La Vía Campesina — publications (WP REST) 2024-03-19 SCORE 7/10

Document original ↗

Synopsis

Cette déclaration de La Vía Campesina (8ᵉ Conférence Internationale, décembre 2023, Bogotá) dénonce la répression brutale du régime militaire du Myanmar contre les communautés paysannes et rurales qui résistent au coup d'État de 2021. Le texte établit un lien explicite entre répression politico-militaire et accaparement foncier : depuis des décennies, l'armée du Myanmar confisque les terres des paysans et des minorités ethniques (notamment les Rohingya, expulsés en 2017) pour les repartager entre les grandes entreprises. Au-delà de la répression directe (4 000 morts, 25 000 emprisonnés, 86 000 bâtiments brûlés), le texte souligne la destruction systématique des moyens de production paysans : stocks de grains, semences, animaux, outils agricoles. La Vía Campesina y lit une stratégie d'élimination de la paysannerie elle-même. Le texte critique l'impunité du régime militaire, rendue possible par l'appui des capitaux nationaux et internationaux, et l'inefficacité des mécanismes onusiens. Il appelle au désinvestissement international des entreprises militaires birmanes, à un embargo d'armes, et exprime sa solidarité avec les « fuerzas de resistencia agraria » comme acteurs d'une lutte démocratique et contre l'exploitation capitaliste. Le document recentre la question agraire (accaparement, défense des droits paysans, souveraineté alimentaire) au cœur des enjeux de dictature et de libération.

En clair

Un régime militaire tue les paysans et vole leurs terres pour les donner aux entreprises — ce texte le dénonce. Utile pour montrer que l'accaparement n'est pas abstrait, c'est une arme pour éliminer la paysannerie elle-même et l'imposer à qui bénéficie (les capitalistes, les États).

Extraits

Pendant des décennies, l'armée de Myanmar a été l'un des principaux accapareurs de terres.

p. 1

Ces mêmes militaires ont expulsé violemment près d'un million de Rohingya en 2017 et ont volé leurs terres fertiles pour les distribuer entre de grandes entreprises.

p. 1

Le stockage de grain, les semences, les animaux et les outils agricoles des paysan·nes ont été attaqués et détruits.

p. 1

Nous nous solidarisons avec le peuple de Myanmar, incluant les paysan·nes, les pasteur·euses, les pêcheur·euses et les travailleur·euses migrantes.

p. 1
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