SOLIDARITY OF SPI FOR FRENCH PEASANTS CONFÉDÉRATION PAYSANNE
La Vía Campesina — publications (WP REST) 2026-01-19 SCORE 7/10
Document original ↗Synopsis
Cette déclaration du SPI (Union des paysans indonésiens), datée du 15 janvier 2026, exprime la solidarité internationale avec la Confédération Paysanne française suite à une occupation pacifique du ministère de l'Agriculture à Paris. Le 15 janvier, plus de 150 paysans ont occupé pacifiquement le bâtiment du ministère pour protester contre les politiques agricoles et commerciales jugées préjudiciables, notamment l'accord de libre-échange UE-Mercosur et la domination de l'agro-industrie. L'État a réagi par la répression : 52 paysans ont été arrêtés, dont trois porte-paroles de la Confédération Paysanne et Morgan Ody, coordonnateur général de La Via Campesina. Le SPI dénonce cette criminalisation des luttes pacifiques comme violation des droits humains et des droits des paysans. Le document soulève aussi les enjeux spécifiques des paysans des Départements et Régions d'Outre-Mer (DROM), confrontés depuis des décennies à des discriminations et pratiques néo-coloniales : dépendance imposée aux importations alimentaires et inégalités dans l'aide publique (POSEI). Le SPI inscrit cette lutte dans le cadre de La Via Campesina, affirme que l'attaque contre les paysans français est une attaque contre le mouvement paysan mondial, et exige le respect de la UNDROP (Déclaration de l'ONU sur les droits des paysans). C'est un texte militant qui cristallise les tensions actuelles entre mouvements paysans internationaux, États répressifs et structures de commerce mondial.
En clair
Des paysans français ont occupé le ministère de l'Agriculture pour dire « non » aux accords commerciaux et à l'agro-industrie qui les ruinent. 52 ont été arrêtés. Des paysans du monde entier répondent : c'est un droit humain de lutter pour notre nourriture et nos terres, pas un crime.
Extraits
Plus de 150 paysans membres de la Confédération Paysanne, dont une délégation de paysans des Départements et Régions d'Outre-Mer (DROM), ont occupé pacifiquement le bâtiment du ministère de l'Agriculture français.
Cette action constituait une protestation ouverte contre les politiques agricoles et commerciales de plus en plus préjudiciables aux paysans, qui menacent la souveraineté alimentaire et renforcent la domination de l'agro-industrie et des lobbies corporatistes.
La criminalisation des actions pacifiques des paysans est une grave violation des droits humains, du droit à la liberté de réunion et d'expression, et du droit fondamental des paysans de lutter pour des moyens de subsistance et des systèmes alimentaires justes et souverains.
SPI affirme que la criminalisation de la Confédération Paysanne des paysans français constitue une violation de la Déclaration des Nations unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales (UNDROP).
Les conditions des paysans de la région DROM, qui pendant des décennies ont subi un traitement discriminatoire et des pratiques néo-coloniales par le biais de politiques agricoles non contextuelles, la dépendance aux importations alimentaires
L'attaque contre la Confédération Paysanne des paysans français est une attaque contre l'ensemble du mouvement paysan mondial !