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La Vía Campesina — publications (WP REST) 2026-08-12 Adobe PDF Library 18.0 SCORE 9/10

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Synopsis

Le rapport annuel 2025 de La Vía Campesina (LVC) documente un mouvement strictement anti-capitaliste, anti-patriarcal et anti-impérialiste représentant environ 200 millions de paysans, travailleurs sans terre et peuples autochtones dans 81 pays. Organisé en dix régions géographiques dotées d'une haute autonomie, LVC met en œuvre son mandat politique défini lors de sa 8e Conférence internationale (Bogotá, 2023) autour de quatre piliers : unité dans la diversité, renforcement de la solidarité, amplification de la voix paysanne au niveau international, et lutte commune pour la transformation systémique.

2025 a marqué la première année de mise en œuvre complète de la Déclaration des Nations unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant en zones rurales (UNDROP), concrétisée par la formation des leaders, les échanges agroécologiques entre pays et les journées d'action mondiales. Le rapport affirme que la souveraineté alimentaire, défendant la dignité des agriculteurs et des peuples autochtones contre l'agribusiness et l'extractivisme, ne deviendra réalité qu'en renforçant la solidarité internationaliste et en promouvant des alternatives concrètes : l'agroécologie paysanne, la réforme agraire populaire, la défense de l'eau et des semences, et les politiques publiques au service de la vie.

Le document identifie des défis majeurs : la montée des gouvernements d'extrême droite en Asie, Amérique et Europe a réduit l'espace civique, forçant un passage d'une stratégie offensive à une stratégie défensive. La communication entre groupes ruraux isolés, membres en Afrique, Asie et Amérique, et le Secrétariat international demeure un enjeu persistant. LVC dénonce également les fausses solutions (marchés du carbone, 'smart agriculture' des multinationales, financiarisation de la nature) qui masquent l'effondrement écologique sans modifier le système qui le cause.

Le rapport stratégique pour 2026 appelle à une alliance renforcée entre mouvements paysans, sociaux et autochtones, ainsi qu'avec travailleurs ruraux et urbains, jeunes et femmes. Le renforcement de la cohésion organisationnelle interne, l'éducation politique et la capacité de mobilisation sont présentés comme essentiels pour défendre les communs et mettre fin aux accaparements de terres.

En clair

Ce rapport montre comment 200 millions de paysans à travers le monde s'organisent ensemble pour garder le contrôle de leurs terres, cultiver sans que les multinationales ne dominent, et défendre leur droit de se nourrir. Pour une lutte foncière, ça montre comment le mouvement paysan international fonctionne, quels sont ses ennemis (gouvernements d'extrême droite, agribusiness, financiarisation de la nature) et ses solutions (agroécologie, réforme agraire populaire, droits des paysans).

Extraits

nous avons renforcé notre organisation interne, nous avons opposé une résistance aux régimes commerciaux néolibéraux, promu des alternatives basées sur l'agroécologie paysanne

p. 6

agroécologie paysanne, réforme agraire populaire, droits des paysans (UNDROP), la défense de l'eau et des semences

p. 7

2025 a été la première année de mise en œuvre complète de la Déclaration des Nations unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales (UNDROP)

p. 9

représentant environ 200 millions de paysans, de travailleurs sans terre et de peuples autochtones dans 81 pays

p. 10

la souveraineté alimentaire ne deviendra réalité que si nous renforçons la solidarité internationaliste, relions les luttes territoriales aux agendas régionaux et construisons un pouvoir populaire

p. 6

L'ascension des gouvernements d'extrême-droite dans certaines parties de l'Asie, des Amériques et de l'Europe a réduit l'espace civique, forçant de nombreuses régions à passer d'une stratégie de défense à une de survie défensive

p. 11
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