Solidarity towards social movements in Philippines facing criminalization

La Vía Campesina — publications (WP REST) 2024-03-19 SCORE 9/10

Document original ↗

Synopsis

Ce communiqué de La Via Campesina, diffusé lors de sa 8ème conférence internationale en décembre 2023 à Bogotá, documente la criminalization systématique des paysans philippins qui mènent des luttes pour la redistribution des terres. Le texte présente plusieurs cas : Antonio Tolentino, leader de 71 ans emprisonné depuis 14 ans pour son activisme concernant la redistribution de Hacienda Dolores à Pampanga, où 300 paysans ont été expulsés depuis 2014 ; des fermier·es de noix de coco comme Glenda Lape et Vincent Gantalao, faussement accusé·es de vol ; et les leader·es du collectif SANAMABASU, ayant fait face à plus de 50 accusations mensongères. Le document souligne comment le gouvernement philippin utilise l'appareil judiciaire comme instrument de répression : accusations forgées de toutes pièces, emprisonnements prolongés, expulsions massives. La Via Campesina demande l'annulation de ces accusations et le respect du droit des paysans à la terre et à la souveraineté alimentaire. Le texte s'inscrit dans une problématique de défense des mouvements pour la libération des terres en contextes post-coloniaux, où les gouvernements maintiennent des structures foncières inégalitaires héritées du régime colonial et criminalisent ceux qui les contestent.

En clair

Le gouvernement des Philippines emprisonne les paysans qui réclament des terres, en inventant de fausses accusations contre eux. Ce texte montre comment les luttes pour récupérer la terre se heurtent non seulement à des violences et des expulsions, mais aussi à des procès montés de toutes pièces.

Extraits

La Via Campesina exprime sa solidarité avec les paysans philippins et appelle à mettre fin à leur criminalisation récurrente par le gouvernement philippin.

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Antonio Tolentino était le leader du mouvement paysan exigeant la redistribution des terres à Hacienda Dolores à Porac, province de Pampanga.

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Deux leaders de son organisation ont été assassinés en 2015, tandis que 300 paysans ont été expulsés de ces terres depuis 2014.

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Les leaders paysans et planteurs de cocotiers Glenda Lape et Vincent Gantalao, ainsi que Ronnie et Marivic Banquilles de la Péninsule Bondoc en province de Quezon, ont été faussement accusés de vol et autres malversations.

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Nous exhortons le gouvernement philippin à rejeter toutes ces accusations fabriquées et à défendre le droit des paysans à la terre et à la souveraineté alimentaire.

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