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European Shepherds Network — publications 2015-08-26 SCORE 7/10

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Synopsis

Ce manifeste politique rassemble des pasteurs européens provenant de 17 pays autour de l'European Shepherd Network (3e congrès tenu à Coblence). Ils représentent diverses formes de pastoralisme : petits propriétaires terriens (crofters), transhumance, pastoralisme nomade, élevage extensif de ovins, bovins, caprins et rennes, souvent de races autoctones. Le document affirme que la pastorizia contribue essentiellement à l'Europe : création de valeur économique (viande, lait, fromages, laine, peaux), défense des écosystèmes (préservation de faune et flore menacées, prévention des incendies, stockage du carbone), contributions sociales (nourriture saine, paysages, économies locales, zones rurales vivantes) et riche héritage culturel immatériel. Cependant, la pastorizia est en crise existentielle : perte massive de pascoli due au développement infrastructurel, mines, énergie (éolien, biocarburants), tourisme, agriculture intensive ; accès à la terre devenant prohibitif pour les jeunes générations ; concurrence déloyale des multinationales agroalimentaires vendant des imitations industrielles ; exclusion systématique des processus décisionnels — notamment la PAC qui ignore les spécificités pastorales. En réponse, les pasteurs s'organisent en fédérations, réseaux régionaux, pôles de recherche avec institutions scientifiques. Leurs revendications politiques sont directes : reconnaissance légale de la spécificité du pastoralisme, prix équitables, inclusion des pasteurs dans toute décision concernant les terres qu'ils habitent traditionnellement, révision de la PAC, arrêt du « land grabbing » et protection d'un réseau européen de sentiers de transhumance. Ce manifeste défend un droit d'usage collectif de la terre et une autonomie territoriale contre l'appropriation foncière et l'industrialisation.

En clair

Les pasteurs européens disent : on nous vole nos terres pour y mettre des mines, des parcs à énergie renouvelable, des résidences touristiques, et les jeunes ne peuvent plus accéder à la terre. On veut le droit de continuer notre travail d'élevage collectif, avec nos races locales et nos chemins de transhumance partagés depuis des siècles, et on veut avoir notre mot à dire quand les décideurs changent les lois qui nous concernent.

Extraits

Les jeunes éleveurs de certaines régions se voient contraints d'abandonner notre mode de vie et de se tourner vers des formes d'élevage plus intensif. En effet, pour les jeunes, il est souvent difficile d'accéder à la terre.

p. 2

Bien que nous soyons traditionnellement ceux qui utilisons la terre, nous en sommes systématiquement exclus des processus décisionnels qui concernent sa gestion.

p. 2

Arrêter la perte de pâturages, l'« accaparement des terres » (land grabbing) et les restrictions à la mobilité qui rendent impossible l'existence d'un système pastoral sain.

p. 3

Nous élevons des ovins, des bovins, des caprins et des rennes; il s'agit souvent de races autochtones, particulièrement adaptées à un environnement local spécifique.

p. 1

Nous cherchons à accroître la conscience des consommateurs et à vendre directement à ces derniers

p. 2

Nous soutenons également la création et la protection d'un réseau européen de sentiers pour la transhumance.

p. 3

La pratique du pâturage, en outre, favorise le stockage du dioxyde de carbone atmosphérique et ralentit le changement climatique. Nous nous occupons avec succès de la gestion des ressources naturelles, car nous vivons grâce à elles.

p. 1

L'équilibre symbiotique entre l'environnement et l'élevage pastoral est menacé par des décisions politiques erronées qui n'incluent pas l'élevage pastoral dans les processus décisionnels

p. 2

La Politique agricole commune, en particulier, en ne reconnaissant pas les caractéristiques spécifiques de l'activité d'élevage pastoral, place ce système de production dans une situation de désavantage économique.

p. 2
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