Let's talk about the rights of women farmers
La Vía Campesina — publications (WP REST) 2015-11-20 Microsoft® Publisher 2010 SCORE 9/10
Document original ↗Synopsis
Cette newsletter de La Via Campesina (novembre 2015) documente les luttes paysannes mondiales contre l'expulsion, la marchandisation et la patrimonialisation des terres. Elle couvre six fronts majeurs : en Autriche, les structures patriarcales de possession foncière qui oppriment les femmes paysannes économiquement et politiquement ; en Thaïlande (Kao Bart), l'expropriation de terres forestières par l'État et leur cession à des corporations pour des plantations d'eucalyptus ; au Moyen-Orient et en Turquie, l'impact des guerres qui expulsent les paysans et détruisent les écosystèmes ; en Inde, une crise du lait touchant les petits et moyens producteurs dont les prix d'achat sont effondré par les processeurs de lait industriels, les enfonçant dans l'endettement ; en France, un réseau de 80 organisations de paysans (Réseau Semences Paysannes) qui défend le droit à cultiver et vendre des semences non-OGM et non-industrielles ; et au niveau européen et brésilien, la critique de l'agriculture industrielle post-WWII et la victoire judiciaire contre Syngenta au Brésil pour complicité dans une attaque armée contre des travailleurs ruraux. Le fil rouge : articuler le féminisme paysan, la souveraineté alimentaire, l'agroécologie et la résistance à l'accaparement comme un projet politique global. La newsletter affirme que les petits paysans, en particulier les femmes, sont les premières victimes des politiques libérales, des guerres et du capitalisme agricole — et que seule une coordination internationale des mouvements paysans peut construire des alternatives.
En clair
La Via Campesina raconte comment les paysannes et paysans du monde résistent : les femmes se battent contre le sexisme qui les exclut des décisions sur leurs fermes ; les petits producteurs s'organisent face aux prix écrasés par les grandes corporations ; les communautés exigent de garder le droit de cultiver et vendre leurs propres semences, sans être obligées d'acheter des OGM. Le document montre que ces luttes sont liées — il y a un ennemi commun : la libéralisation des marchés, l'agriculture industrielle, l'expulsion des terres par l'État et les corporations.
Extraits
Qui possède la ferme ? Qui décide des investissements ? Qui mène les négociations ? Qui a accès à l'argent ? Qui représente la ferme ? Qui s'engage dans les processus politiques ? Et qui effectue les tâches ménagères et le travail de soin ?
Leurs terres agricoles ont été données aux entreprises pour des franchises de plantation d'eucalyptus.
La guerre frappe d'abord les petits agriculteurs. Les paysans sont forcés d'abandonner leurs villages et leurs terres. Les familles de paysans ne perdent pas seulement leurs terres, mais aussi leurs vies, et ils sont forcés de migrer.
Cela s'est accompagné d'une réduction drastique des prix d'achat du lait payés aux agriculteurs par les transformateurs laitiers et du volume de lait acheté par ces derniers. Les prix d'achat actuels sont bien en dessous des coûts de production supportés par les agriculteurs, les enfonçant ainsi dans un endettement sans cesse croissant.
Les paysans perdaient leurs droits légaux de cultiver et de vendre leurs semences non-industrielles.
Ce système — un modèle agricole fondé sur la concentration des capitaux, la consommation élevée d'énergie fossile, la surproduction, le consumérisme et la libéralisation du commerce — a mis les écosystèmes de notre planète en péril et poussé les communautés humaines vers la catastrophe.
Les sociétés multinationales ont actuellement une liberté considérable pour opérer sur une base transnationale, mais il n'existe pas de normes ou de mécanismes nationaux ou internationaux suffisants pour obliger les entreprises à respecter les droits humains ou pour les tenir responsables des violations des droits humains.
L'élimination des quotas laitiers de l'UE se distingue. Après le lancement du nouveau paquet de mesures par le Conseil et la Commission suite à la réunion tenue le 7 septembre dernier, la situation du secteur laitier reste critique dans toute l'Europe en raison des bas prix du lait auxquels les producteurs font face.
En 1970, les villageois de Kao Bart ont été encouragés par l'armée thaïlandaise à vivre et cultiver dans la forêt dans le cadre des stratégies anticommunistes de l'armée. En 1976, après la fin de la guerre contre le communisme, l'État thaïlandais a décidé d'expulser les villageois de la forêt.
Cela a rassemblé des militants de partout dans le monde. Bharatiya Kisan Union (Inde), MONLAR (Sri Lanka), ANPFA (Népal), Bangladesh Krishok Federation (Bangladesh), Black Sea Uprising (Turquie), SPI (Indonésie), Assembly of the Poor (Thaïlande), ZIMSOFF (Zimbabwe), MVIWATA (Tanzanie), MST (Brésil) et Boricuá (Porto Rico) étaient tous représentés.