Campesina para a COP30

La Vía Campesina — publications (WP REST) 2025-10-30 Adobe PDF Library 17.0 SCORE 9/10

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Synopsis

Ce manifeste de La Vía Campesina, réseau paysan rassemblant plus de 200 millions de paysans et communautés rurales des Suds, critique radicalement les réponses institutionnelles à la crise climatique, en particulier celles de l'ONU et l'Accord de Paris. Le document affirme que le capitalisme predador et les corporations de l'agronégocio ont créé la crise climatique et sequestrent désormais les processus climatiques internationaux pour mercantiliser la nature et protéger leurs profits. Face à cela, La Vía Campesina propose une alternative : Soberanía Alimentar, agroecología, direitos camponeses et respect de la Mãe Terra.

La première critique porte sur la distinction centrale entre agriculture industrielle (responsable de 44% des émissions de gaz à effet de serre) et paysannerie, qui « cultiva a terra, alimenta os povos e resfria o planeta ». Le manifeste rejette catégoriquement la confusion entre agronegócio et campesinato.

La deuxième critique vise le colonialismo verde : sous couvert de « transition énergétique » et de « bioéconomie », les pays du Nord et les corporations lancent une nouvelle vague d'apropriação de terras, águas e territórios, particulièrement contre les comunidades rurales du Sud Global. Soi-disant « intelligentes », les pratiques agricoles promues restent des outils de greenwashing corporatiste.

La troisième critique démonte les mécanismes climatiques internationaux (mercados de carbono, REDD+, Article 6 de l'Accord de Paris) comme des armadilhas qui transforment florestas, terras, águas e territórios en mercadorias. Le document montre précisément le mécanisme : l'agriculture de carbone concentre la terre entre grandes corporations tout en déplaçant camponeses et pequenos agricultores, tandis que les grands pollueurs continuent à émettre.

Sur les responsabilités, le manifeste affirme que les 50 milliardaires les plus riches du monde polluent plus que 1,3 milliard de personnes combinées. Mais il refuse les « solutions consuméristes » qui pourraient aliéner les classes populaires du Nord. L'alternative : une responsabilidade coletiva garantissant que energia, conhecimento et recursos seront compartilhados, pour que les comunidades do Sul puissent maîtriser leurs transitions basées sur agroecologia, controle local et modos de vida sustentáveis.

Le ton mélange dénonciation analytique et appel à l'action collective, depuis le mouvement paysan mondial. Le texte s'inscrit dans une grille anti-coloniale et anti-capitaliste radicale, incarnée dans une lutte pour la souveraineté alimentaire et territoriale.

En clair

La Vía Campesina dit que les gouvernements riches et les grandes corporations utilisent les « solutions vertes » (marchés de carbone, bioéconomie) pour continuer à polluer tout en s'appropriant les terres des paysans et des peuples du Sud. Le document explique comment ces pièges « environnementaux » expulsent les paysans de leurs terres au nom de la sauvegarde du climat. Pour vraiment arrêter la crise, il faut soutenir les paysannes et paysans qui cultivent sans chimie toxique, qui gardent la main sur leurs terres, et qui nourrissent le monde.

Extraits

nous, plus de 200 millions de paysans et de communautés rurales, côtières et urbaines organisés à La Vía Campesina, déclarons que le temps des fausses promesses et des solutions fondées sur le marché doit prendre fin

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Il est crucial de distinguir l'agrobusiness industriel, véritable déboiseur et pollueur, de la paysannerie, qui cultive la terre, nourrit les peuples et refroidit la planète, étant partie fondamentale de la solution

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Les pays du Nord affirment développer une « bioéconomie » dans laquelle l'énergie et les matériaux dérivés de la biomasse remplaceraient ceux dérivés des pétrochimiques. Ce capitalisme vert, cependant, promeut une nouvelle vague d'appropriation des terres, des eaux et des territoires, particulièrement dans le Sud Global

p. 5

Avec les marchés du carbone et les compensations, il est possible d'acheter et de vendre des permis pour continuer à polluer. En pratique, ce sont des solutions inventées par les économistes, théoriques au mieux, sans réductions réelles

p. 6

Plus on contrôle de terre, plus de carbone est séquestré. Cela bénéficie principalement aux grands producteurs et aux corporations agroalimentaires, menant à la concentration foncière et au déplacement des paysans et des petits agriculteurs

p. 6

Il y a une responsabilité collective de garantir que les systèmes d'énergie, de connaissance et de ressources soient partagés, afin que les communautés du Sud puissent façonner des transitions fondées sur l'agroécologie, le contrôle local et les modes de vie durables

p. 5

Les 50 milliardaires les plus riches du monde polluent plus que 1,3 milliard de personnes réunies

p. 2

Ils justifient la pollution continue et permettent que les acteurs économiques puissants s'approprient les territoires paysans et indigènes

p. 6

L'atténuation du changement climatique n'est possible que par la réduction mondiale de la consommation d'énergie

p. 5

notre mouvement paysan affirme son chemin : des solutions réelles qui permettent de réduire massivement les émissions de gaz à effet de serre, fondées sur la Souveraineté Alimentaire, l'agroécologie, les droits paysans et le respect fondamental de la Mère Terre

p. 1
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