Manifesto da Via Campesina para a COP30: Agroecologia Camponesa e Soberania Alimentar para Transições Justas

La Vía Campesina — publications (WP REST) 2025-10-29 ONLYOFFICE/8.1.3.3 SCORE 9/10

Document original ↗

Synopsis

Ce manifeste de la Via Campesina pour la COP30 critique frontalement le système capitaliste, patriarcal et colonial qui marchandise la vie et la terre, y compris sous prétexte de lutte climatique. Le document place au cœur de sa réflexion la distinction entre l'agriculture industrielle (responsable de 44 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre) et l'agriculture paysanne, identifiée comme solution fondamentale à la crise climatique et à la souveraineté alimentaire. Le manifeste dénonce les responsables structurels : système capitaliste, billionnaires, corporations multinationales, élites du Nord Global (États-Unis, Europe, Canada) et pétro-monarchies. Il critique aussi sévèrement les institutions internationales captées par les intérêts corporatifs, notamment la UNFCCC qui a reproduit les inégalités au lieu de les résoudre. Face à cela, la Via Campesina pose ses demandes : démanteler le système agroalimentaire néolibéral global, refuser le colonialisme vert et le capitalisme fossile, rejeter les fausses solutions que sont les marchés du carbone et les mécanismes de crédit du protocole de Paris. Le texte explique que ces instruments permettent aux corporations et pays riches de continuer à polluer tandis que le Sud Global et les communautés paysannes paient le prix réel. Sur les énergies renouvelables, le manifeste affirme que sans réduction réelle de la consommation et sans contrôle démocratique, la transition énergétique devient nouvelle forme de colonialisme : appropriation des terres du Sud au profit des grandes entreprises du Nord. Enfin, il critique l'agriculture climatique « intelligente » comme greenwashing corporatif qui endette les paysans. Le cœur du message : vraies solutions = souveraineté alimentaire, agroécologie paysanne, droits paysans, respect de la Terre, et transformation systémique, non optimisation verte.

En clair

Ce texte sert à argumenter que les « solutions vertes » des grandes entreprises (énergies renouvelables, marchés du carbone) ne font que déplacer l'exploitation coloniale vers de nouvelles formes, au détriment des paysans et des peuples indígènes. Seule l'agroécologie paysanne contrôlée localement peut vraiment réduire les émissions, nourrir les gens et libérer les terres de la spéculation.

Extraits

Non au Colonialisme Vert ou au Capitalisme Fossile

p. 2
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