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MST Brésil — biblioteca (WP REST API) 2023-08-08 SCORE 8/10
Document original ↗Synopsis
Ce document est une pétition collective signée par des organisations brésiliennes majeures (MST, ABRA, ABJD, partis progressistes PT et PSOL, et institutions académiques) en date de 2023, s'adressant au Brésil pour défendre les terres publiques devolutas de l'État de São Paulo contre la Lei Estadual nº 17.557/2022. Cette loi s'apprête à régulariser et vendre les terres publiques aux grileiros — c'est-à-dire aux fraudeurs qui les ont historiquement usurpées par la grilagem (appropriation frauduleuse). L'État proposerait des ventes à 10 % de la valeur réelle, soit 90 % de rabais, maquillant ainsi la légalisation d'une escroquerie. Les signataires dénoncent cette loi comme une violation frontale de la Constitution brésilienne (art. 188), du principe de « uso social da terra » (usage social de la terre) et des objectifs constitutionnels de lutte contre la pauvreté et les inégalités. Le texte lie explicitement réforme agraire, démocratie et justice sociale : « Sem reforma agrária não há democracia. Sem democracia não há justiça social ». Il rappelle aussi le droit constitutionnel de tous et toutes à l'alimentation saine, et le rôle de la démocratisation de l'accès à la terre pour réduire la faim et l'insécurité alimentaire. Cette intervention juridique et politique se situe dans le contexte plus large d'une mobilisation en défense de l'État démocratique au Brésil, avec un accent sur l'impossibilité de séparer démocratie politique et justice foncière.
En clair
L'État de São Paulo veut vendre les dernières terres publiques à ceux qui les ont volées illégalement en les payant avec une énorme réduction (90 % moins cher) — des organisations de paysans et juristes demandent au pays de l'interdire. Ils disent qu'on ne peut pas avoir une vraie démocratie si les terres ne servent pas à nourrir le peuple et à réduire la pauvreté, pas à enrichir les fraudeurs.
Extraits
politique de réforme agraire vraiment capable de garantir la démocratisation de l'accès à la terre aux travailleurs ruraux
La Loi de l'État 17.557, contrairement à ce que prévoit la Constitution, officialise la livraison de grandes portions de terres publiques domaniales aux propriétaires terriens usurpateurs
Une législation qui viole les principes budgétaires, permettant la renonciation aux revenus de l'État en faveur de particuliers, sans caractérisation d'intérêt public
La Loi de l'État 17.557 est une claire violation de l'usage social de la terre.
droit de tous et toutes à l'alimentation saine, réduisant la faim et l'insécurité alimentaire qui affligent notre peuple
Sans réforme agraire, il n'y a pas de démocratie. Sans démocratie, il n'y a pas de justice sociale.
usurpation de terres, dans des zones situées principalement dans la région connue sous le nom de Pontal do Paranapanema