La Via Campesina: building shared knowledge on Peasant Seeds
La Vía Campesina — publications (WP REST) 2021-12-06 Adobe PDF Library 15.0 SCORE 7/10
Document original ↗Synopsis
Ce module de formation de La Via Campesina positionne les semences paysannes au cœur de la lutte pour la souveraineté alimentaire. Le document rappelle que ce concept est né en 1996 comme réaction paysanne mondiale à l'imposition du régime néolibéral par l'Organisation mondiale du commerce (OMC), qui a privatisé les semences et supprimé les protections de l'agriculture paysanne. Depuis 2003, La Via Campesina conduit une campagne globale intitulée « Les semences : patrimoine des peuples au service de l'humanité », associant luttes politiques (contre les lois favorisant la privatisation) et activités pratiques (conservation, multiplication, distribution de variétés locales). Ces activités de conservation sont menées principalement par des femmes paysannes, reconnues comme protagonistes centrales de la préservation des savoirs et des ressources génétiques locales. La souveraineté alimentaire y est définie comme le droit des peuples à une nourriture nutritive, culturellement appropriée et écologiquement produite, ET leur droit de décider de leur propre système alimentaire — ce qui place les producteurs, distributeurs et consommateurs au cœur des politiques alimentaires, contre les exigences du marché et des corporations. Cette approche rompt explicitement avec la marchandisation des semences et des systèmes alimentaires imposée par le libre-échange. Le texte insiste sur le rôle du savoir paysan et des variétés locales, menacées d'extinction face aux semences standardisées et brevétées. Cruciale : la vision porte que « les droits d'accès à et de gestion de notre terre, nos territoires, notre eau, nos semences, notre biodiversité restent aux mains de ceux qui produisent la nourriture ». Ce lien entre semences et contrôle des ressources territoriales — terre, eau, biodiversité — situe la lutte pour les semences paysannes comme enjeu de libération foncière et de bien commun. La souveraineté alimentaire elle-même implique « de nouvelles relations sociales libérées de l'oppression et de l'inégalité entre hommes et femmes, peuples, générations ». Le module s'inscrit dans un projet pédagogique plus vaste incluant un volet sur la « paysannerie et la culture indigène des femmes rurales », mettant les femmes paysannes au premier plan.
En clair
Ce texte raconte comment les paysans du monde se sont organisés depuis 1996 pour refuser que les grandes firmes les obligent à acheter des semences brevetées, et pour garder le droit de cultiver et reproduire leurs propres graines. Les femmes paysannes jouent un rôle clé en gardant vivantes les variétés locales et le savoir-faire qu'elles contiennent.
Extraits
Chaque organisation, région et processus au sein de La Via Campesina a la tâche permanente de semer, protéger et récolter la Souveraineté Alimentaire.
activités contre les lois nationales et internationales qui permettent et promeuvent la privatisation des semences
les femmes sont les principales protagonistes : en particulier dans le sauvetage des variétés locales et des connaissances à leur sujet
quand l'Organisation mondiale du commerce (OMC) est née, qui a imposé le néolibéralisme au monde entier et a éliminé toute protection pour l'agriculture paysanne
Souveraineté était le mot dont nous avions besoin
Cela place ceux qui produisent, distribuent et consomment la nourriture au cœur des systèmes et politiques alimentaires, au-dessus des exigences des marchés et des sociétés.
Elle garantit que les droits d'accès et de gestion de nos terres, territoires, eau, semences, bétail et biodiversité sont entre les mains de ceux d'entre nous qui produisent la nourriture.
La Souveraineté Alimentaire implique de nouvelles relations sociales exemptes d'oppression et d'inégalité entre hommes et femmes, peuples, groupes raciaux, classes sociales et générations.