Distributive politics at play in Harare, Zimbabwe: case for housing cooperatives

discovery_promoted 2019-01-08 SCORE 6/10

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Synopsis

Cet article analyse comment les coopératives de logement à Harare (Zimbabwe) et dans la région du Grand Harare ont été instrumentalisées par des pratiques de politiques distributives et de clientélisme politique. Initialement conçues comme réponse technique au manque aigu de logements urbains et à l'absence de l'État-providence, ces coopératives ont progressivement glissé vers des logiques électorales où le parti au pouvoir (ZANU PF) utilise l'allocation de terrain—la ressource politique par excellence—comme monnaie d'échange avec les électeurs pauvres. Le document montre que la terre reste formellement une « prérogative de l'État » que le régime ZANU PF contrôle depuis plus de 30 ans, tandis que les coopératives, bien qu'elles possèdent une démocratie interne qui les renforce théoriquement, se trouvent « apron-tied » (inféodées) aux agendas gouvernementaux. Les auteurs documentent comment, lors des campagnes électorales de 1990 à 2008, la distribution de terrains aux sans-logis s'est systématiquement alignée sur les calendriers politiques, transformant l'habitat coopératif en machine de vote buying et de patronage. Ce mécanisme révèle une tension fondamentale : quand l'État contrôle l'accès à la terre—et non les communautés—les formes collectives d'habitat, même structurées démocratiquement, deviennent vulnérables à la capture politique. L'article s'inscrit dans une littérature plus large montrant comment les gouvernements des pays en développement utilisent les coopératives comme outils de contrôle populaire plutôt que comme véhicules d'autonomie membre-centrée. En Afrique du Sud-Ouest particulièrement, cela illustre comment la dépendance des ménages pauvres à l'égard des allocations étatiques—sans filet de sécurité social alternatif—crée les conditions pour un clientélisme persistant autour de la terre.

En clair

En Afrique du Sud-Ouest (Zimbabwe), les coopératives de logement—qui devraient donner du terrain aux pauvres—sont devenues des outils de vote buying : le gouvernement promet du terrain juste avant les élections pour acheter les votes des sans-abri. Leçon : si la terre reste contrôlée par l'État et non par les habitants eux-mêmes, même une coopérative démocratique peut être détournée par les politiciens.

Extraits

L'objectif de cet article est de démontrer comment le rôle des coopératives de logement, destinées à résoudre un problème technique de logement des sans-abri, s'est déplacé d'un simple agenda technique à un agenda politique dans lequel le clientélisme, le patronage et la manipulation sont les manifestations.

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La terre en tant que ressource reste une prérogative de l'État, que le régime ZANU PF contrôle depuis plus de 30 ans maintenant. Les coopératives de logement à Harare, comme ailleurs dans le pays, essaient de s'identifier avec le ZANU PF en tant que parti s'identifiant au conservatisme inscrit dans les lois existantes. Les coopératives sont devenues un outil par lequel le ZANU PF a réaffirmé son influence et son hégémonie.

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Dans le monde en développement, les coopératives « ont souvent été utilisées comme des outils de développement par des gouvernements qui ne les ont pas laissées devenir des entreprises entièrement autonomes appartenant à leurs membres ».

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La terre est la ressource clé qui détermine où les constructeurs peuvent localiser les maisons. Dans cet article, nous expliquons comment le parti au pouvoir, le ZANU PF, qui s'identifie à l'équité dans la distribution des terres, a, par l'intermédiaire de ses divers appareils, y compris l'institution du Ministère des gouvernements locaux, des travaux publics et du logement national, surpassé le MDC.

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Lorsque les terres et autres actifs sont alloués par des hiérarchies politiques plutôt que par des relations de marché impersonnelles, les électeurs, les citoyens et les hommes d'affaires manquent de l'autonomie économique et politique qui est une condition sine qua non de la démocratie libérale.

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L'approche coopérative par les ménages pauvres dépend des besoins et aspirations des membres, un facteur qui les rend forts (en interne).

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La politisation de la prestation de services... peut entraîner une couverture inégale ou des inégalités qui renforcent davantage les divisions sociétales

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Lors des élections dans de nombreux pays, les partis clientélistes (ou machines politiques) distribuent des avantages aux citoyens en échange direct du soutien politique. Ces partis ne font pas concurrence uniquement sur la base de leurs plateformes politiques, mais aussi avec des incitations matérielles accordées aux individus.

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Les coopératives de logement ont le pouvoir de contrôler leurs membres en ce qui concerne les contributions que chaque membre peut faire en termes de financement et d'apport en travail (main-d'œuvre)

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