La Via Campesina in Action for Climate Justice

La Vía Campesina — publications (WP REST) 2018-09-19 Adobe PDF Library 15.0 SCORE 7/10

Document original ↗

Synopsis

Ce document, publié par la Heinrich Böll Foundation en 2018, présente la position et les actions de La Via Campesina — mouvement international de paysans, sans-terre, femmes rurales, jeunes et peuples autochtones — face à la crise climatique. Le texte diagnostique l'agriculture industrielle comme l'un des principaux drivers du réchauffement : 44-57 % des émissions de gaz à effet de serre mondiaux proviennent de la chaîne alimentaire industrielle (production, transport, emballage, réfrigération, déchets). Contrôlée par un petit nombre de corporations multinationales, cette chaîne génère la déforestation massive pour les monocultures (soja, huile de palme, canne à sucre) et jette jusqu'à la moitié de la nourriture produite. La Via Campesina critique les « fausses solutions » proposées par gouvernements et corporations aux négociations climatiques de l'ONU (marchés du carbone, REDD+, agriculture « climatiquement intelligente », géoingénierie) — solutions qui cherchent à instrumentaliser la nature au profit du capital sans modifier le système capitaliste. À l'inverse, l'alternative proposée est la **paysannerie agroécologique et la souveraineté alimentaire** : des systèmes de contrôle partagé sur les nécessités de la vie, fondés sur l'agroécologie politique, la solidarité paysanne, et la reconnaissance des femmes comme agents centraux de transformation. Les brigades de travail collectif deviennent des espaces d'apprentissage politique au format « paysan-à-paysan ». Le document valorise ensuite des expériences concrètes de résistance et d'alternatives en France, Indonésie, Afrique du Sud et de l'Est, et Porto Rico — illustrant comment les paysans organisés combattent l'accaparement des terres et développent des pathways vers un système non capitaliste. La Via Campesina se positionne ainsi comme un mouvement global qui unit écologie, justice sociale et souveraineté alimentaire, en situant la question agraire au cœur de la justice climatique.

En clair

Ce texte explique que l'agriculture industrielle avec ses grandes fermes chimiques et ses monocultures détruit la forêt et le climat — alors que les petits paysans, en cultivant ensemble l'agroécologie (sans pesticides, en respectant la nature), peuvent nourrir plus de monde MIEUX, tout en combattant la faim. La Via Campesina (un grand mouvement de paysans du monde entier) montre comment on peut faire : en travaillant collectivement, en partageant le savoir, en refusant de vendre la terre aux spéculateurs.

Extraits

L'agriculture industrialisée et le système agroalimentaire corporatiste sont au cœur de la crise climatique et ne peuvent pas être ignorés dans les discussions sur les chemins vers un monde à 1,5 degré Celsius.

p. 9

Arrêter la crise climatique nécessite un changement systémique pour éliminer la cause première de la crise – le système capitaliste.

p. 9

L'agroécologie paysanne a des racines féministes fortes et reconnaît les femmes comme des agents centraux de la transformation agroécologique.

p. 8

L'agriculture agroécologique paysanne pratiquée par les paysans et autres petits producteurs alimentaires, et soutenue par leurs alliés urbains et ruraux. Ensemble, ils cherchent à répondre aux besoins humains en travaillant avec la nature.

p. 11

Les paysans indonésiens défendant les droits paysans par la résistance à l'accaparement des terres et à la déforestation.

p. 21

Cette analyse est importante car elle démasque les relations de pouvoir qui façonnent le système agroalimentaire.

p. 11
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