Niñarquia — Juegos en resitencia — Jorge Enkis

Portal OACA — Libros anarquistas (catégorie) 2025-11-01 Adobe PDF library 16.07 SCORE 5/10

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Synopsis

Niñarquía est un recueil de 55 jeux pédagogiques organisés en quatre chapitres, conçus comme des formes de « résistance » et d'« autogestión » collective. Le projet, présenté par Jorge Enkis, promeut une approche ludique et subversive : refuser les règles imposées, jouer « sans permission », et organiser les groupes « sans chef ». Le document expose une philosophie de la désobéissance joyeuse où le jeu devient un acte politique — une manière de réinventer les relations sociales et le rapport à l'espace. Le chapitre 3, « Territorios Libres », est le plus pertinent pour la thématique de veille : il propose des jeux situant le rapport à la terre et à la nature en dehors de la propriété et de l'exploitation (« La Huerta sin dueño », « La huerta compartida », « Manos de tierra »). La philosophie sous-jacente repose sur l'idée que « la tierra se ordena sola, si la escuchamos » et que « lo que florece sin dueño pertenece a todos ». Cependant, le texte n'aborde pas frontalement les enjeux de propriété foncière, de droits d'accès à la terre, de mouvements paysans ou de réforme agraire. Il s'agit plutôt d'une pédagogie de l'imagination collective et de l'autonomie relationnelle, très éloignée des cadres juridiques, politiques ou agraires qui structurent la thématique des communs fonciers.

En clair

Ce livre enseigne à jouer sans adulte qui surveille et sans chef — ensemble, sans permission du monde des grandes personnes. Quelques jeux parlent de jardins et de terre « sans propriétaire », ce qui peut inspirer comment inventer des espaces partagés. Mais ce n'est pas un guide pour créer une vraie ferme collective ou changer les lois sur qui possède la terre.

Extraits

Nous croyons aux groupes sans chefs, aux rondes sans centre, aux parlements du jeu où tous ont une voix.

p. 8

La terre s'ordonne elle-même, si nous l'écoutons. Réflexion : Ce qui fleurit sans propriétaire appartient à tous.

p. 23

Nous construisons sans permission, parce que le monde se refait chaque fois que nous imaginons quelque chose de nouveau.

p. 8

Il n'y a pas de rôles fixes : tous peuvent créer, proposer, transformer.

p. 6

L'écho ne répète jamais : il réinvente, c'est ainsi que se construisent les communautés qui jouent, non en obéissant, mais en résonnant.

p. 18

La liberté commence quand on joue sans permission.

p. 19

La niñarquía n'est pas un système, c'est une respiration collective.

p. 8

Briser le cercle n'est pas briser le jeu : c'est l'ouvrir.

p. 21
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