FREE TRADE, WTO AND NEOLIBERALISM

La Vía Campesina — publications (WP REST) 2026-03-29 SCORE 7/10

Document original ↗

Synopsis

Ce document présente un cadre politique alternatif au système commercial mondial actuel, centré sur la souveraineté alimentaire des petits producteurs. Issu des mouvements sociaux du Sud Global et de leurs alliés, il propose une réorientation radicale des politiques agricoles et commerciales internationales, notamment via les mécanismes de l'ONU. Le texte critique l'utilisation de l'alimentation comme arme de contrôle géopolitique, la spéculation sur les prix alimentaires, et l'accaparement des terres par les corporations transnationales. Il valorise la petite production agricole, l'agroécologie, la construction d'économies de solidarité rurale, et défend explicitement le droit des peuples (dont les peuples autochtones) à déterminer leurs propres politiques agricoles et alimentaires. Les principes fondamentaux incluent : la souveraineté alimentaire selon la définition de Nyéléni, la coopération internationale fondée sur l'égalité souveraine, la protection des droits humains et environnementaux, et la défense des « terres, eaux, territoires et communs ». Le document souligne l'importance de protéger les petits producteurs alimentaires, les femmes, les jeunes et les groupes historiquement marginalisés. Il propose un processus consultatif pour construire collectivement une alternative, en apprenant de l'expérience de la Déclaration des droits des paysans (UNDROP) et en s'appuyant sur les gouvernements progressistes, la ministérielle de l'OMC au Cameroun (mars 2026) étant une opportunité identifiée pour lancer une première ébauche.

En clair

Ce texte propose une nouvelle règle du jeu pour le commerce alimentaire mondial : au lieu de laisser les grandes corporations et les riches gouvernements décider ce qu'on mange et d'où ça vient, les paysans et les petits producteurs du monde entier pourraient fixer ensemble les règles pour que chacun puisse cultiver et se nourrir dignement. Il défend la terre et l'eau comme des ressources communes, pas des marchandises à vendre aux plus offrants.

Extraits

Défendre la souveraineté alimentaire : basée sur la définition de Nyéléni

p. 6

Renforcer la production à petite échelle, construire des économies solidaires rurales, la transformation locale, le stockage et des chaînes d'approvisionnement alimentaire plus courtes... encourager l'agroécologie et autonomiser les petits producteurs.

p. 6

Prioriser et protéger : les petits producteurs alimentaires et les travailleurs du système alimentaire ; y compris les femmes, les jeunes et les groupes historiquement marginalisés

p. 6

En défense des terres, de l'eau, des territoires et des biens communs

p. 7

Le droit de tous les peuples et États de déterminer leurs politiques agricoles et alimentaires

p. 8

Bail à long terme des territoires aux sociétés transnationales ou aux investisseurs étrangers

p. 15

Vies, moyens de subsistance et revenus des peuples autochtones et des travailleurs alimentaires

p. 6

Apprendre de l'expérience d'UNDROP

p. 16

Interdire la spéculation sur les prix des produits agricoles et alimentaires et des intrants agricoles

p. 12

Interdiction d'utiliser la nourriture comme arme dans les conflits armés

p. 14
Version interactive ↗ Fiches proches · BibTeX · partage par citation