CARTA-COMPROMISSO-AOS-CANDIDATOS-E-CANDIDATAS-NAS-ELEICOES-2022

MST Brésil — biblioteca (WP REST API) 2022-09-19 SCORE 9/10

Document original ↗

Synopsis

Ce document est une lettre d'engagement politique adressée aux candidats et candidates aux élections brésiliennes de 2022, lancée le 2 août 2022 par la Campagne nationale contre la violence dans les champs. Il articule une critique radicale des violences structurelles frappant les peuples des champs, des eaux et des forêts au Brésil — peuples indígènes, communautés quilombolas (descendants d'esclaves), pêcheurs riverains, posseiros et paysans sans terre. Entre 2016 et 2022, 2 678 actes de violence et 276 assassinats ont été enregistrés, concentrés en Amazonie légale. Le document identifie comme responsables les entreprises agroindustrielles, les grileiros (occupants frauduleux de terres publiques), les exploitants forestiers, les chercheurs d'or et l'État lui-même, en contexte d'une accélération depuis 2018. Il dénonce le démantèlement des protections environnementales, la légalisation de la grilagem, la privatisation des terres publiques, et l'autorisation accrue de pesticides. La campagne exige un programme en quatre axes : (1) mettre en œuvre la réforme agraire constitutionnelle, démarcation des terras indígenas, titulation des quilombolas ; (2) abroger les lois favorisant l'agribusiness et la spéculation ; (3) accélérer les poursuites contre les crimes ruraux ; (4) protéger les défenseurs des droits humains. Le document valorise aussi les actions de résistance émergentes — occupations de terre, reprises de territoires, expulsions contrariées, campagnes de solidarité ville-campagne pour la souveraineté alimentaire. Voix militante ancrée dans des données empiriques (CPT, CIMI) et analyse des racines structurelles de classe, race et genre de la violence rurale.

En clair

Ce document explique que les terres et la nature au Brésil sont au cœur d'une lutte violente entre les grandes entreprises agricoles et les peuples qui habitent ces terres (paysans, peuples autochtones, descendants d'esclaves). Il fixe un programme précis pour les élus : tenir les promesses légales sur la réforme agraire, protéger les peuples indígènes, arrêter les assassinats de défenseurs, et abroger les lois qui favorisent l'agribusiness.

Extraits

réforme agraire, démarcation des terres indigènes, titularisation des communautés quilombolas

p. 2

peuples indigènes, quilombolas, riverains, posseiros et paysans sans terre

p. 2

occupations de terre, reprise de territoires, mobilisations contre les expulsions

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mobilisations et campagnes contre la faim et en défense de la souveraineté alimentaire, dans une stratégie de solidarité entre peuples de la campagne et de la ville

p. 2

légalisation de l'accaparement de terres et privatisation de terres publiques, autorisation de l'utilisation d'agrochimiques, flexibilisation des lois de protection environnementale

p. 3

il s'agit d'un projet délibéré et intentionnel, de persécution et de menace à la vie des peuples indigènes et de leurs alliés

p. 2

2 678 occurrences de violences commises contre des personnes, résultant en un total de 7 344 victimes

p. 1

entrepreneurs, accapareurs de terres, chercheurs d'or clandestins, fazendeiros, minières, exploitants forestiers et l'État lui-même comme les plus grands responsables de violence

p. 2
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