500 Years of Indigenous Resistance (version anglaise — cahier)
Infokiosques.net — Anticolonialismes SCORE 7/10
Document original ↗Synopsis
500 Years of Indigenous Resistance de Gord Hill est une histoire de la colonisation des Amériques depuis 1492 et de la résistance autochtone qui en a suivi. Le document fourni (pages 1-6) comprend l'introduction éditoriale, la table des matières et le début du texte principal. L'auteur, artiste et activiste autochtone Kwakwaka'wakw, documente les mouvements de résistance autochtone des années 1990 contre l'accaparement foncier et l'exploitation territoriale.
Le texte traite trois axes majeurs pertinents à la thématique foncière : (1) Les luttes pour la libération des terres et les droits fonciers autochtones, illustrées par trois mouvements concrets : la « March for Land and Dignity » en Bolivie (1990) où 800 Indiens d'Amazonie ont marché contre l'exploitation forestière et l'élevage sur leurs terres ; l'uprising en Équateur (1990) exigeant le « control of Indian lands » ; et les blocages des Lubicon Cree (Alberta) et Lil'wat (Colombie-Britannique), affirmant leur souveraineté et refusant la juridiction coloniale. (2) Les mouvements autochtones collectifs pour l'autonomie territoriale, particulièrement via la Campagne pour 500 ans de résistance (1992), qui opère une reprise narrative cruciale : célébrer non pas la « découverte » mais la RÉSISTANCE aux 500 ans de colonisation. (3) L'identification des mécanismes contemporains d'accaparement foncier (« logging operations », « cattle ranching ») sur les terres autochtones.
Cependant, le document se concentre exclusivement sur la résistance autochtone sans aborder les autres dimensions de la thématique foncière : la paysannerie et l'agroécologie, le féminisme agraire, ou les modèles alternatifs de propriété (propriété d'usage, fonds de dotation, fiducies foncières, habitat coopératif, coopératives agricoles). Il s'inscrit clairement dans la généalogie de la « libération des terres » et des « mouvements autochtones », deux des neuf core concepts, mais manque les angles complémentaires pour une vision holistique des luttes foncières. Le ton est militant et pédagogique, destiné à contrer les célébrations officielles du « quincentenaire » de Columbus (1992) en restituant la parole aux résistances autochtones.
En clair
Ce texte montre comment, depuis 500 ans, les peuples autochtones refusent qu'on leur vole leurs terres—par des blocus, des marches, des soulèvements. Il aide à comprendre que la lutte pour reprendre la main sur la terre n'est pas nouvelle : c'est une histoire continue des Amériques. Utile pour ancrer historiquement les résistances autochtones contemporaines.
Extraits
Cette marche était contre les opérations forestières ainsi que l'élevage bovin sur les terres indiennes.
Les demandes comprenaient le contrôle des terres indiennes, des réformes constitutionnelles et fiscales.
La nation Lil'wat en Colombie-Britannique a érigé des barrages routiers sur leurs terres traditionnelles en affirmation de leur souveraineté.
Ils ont refusé de reconnaître que le procès ait une quelconque juridiction sur les terres Lubicon Cree.
l'histoire peut être divisée en 3 phases : avant l'arrivée des envahisseurs ; ces cinq cents ans ; et cette période, commençant aujourd'hui, que nous devons définir et construire
Ce n'était pas une « Découverte »—c'était un Holocauste amérindien !