Manifiesto 8M 2026 Articulación Feminista del Paraguay
La Vía Campesina — publications (WP REST) 2026-03-11 SCORE 5/10
Document original ↗Synopsis
Ce manifeste de la Coalition féministe du Paraguay, publié pour le 8 mars 2026, articule un féminisme intersectionnel qui croise luttes des femmes, paysannerie et droits territoriaux. Le document dénonce un gouvernement capitaliste, conservateur et patriarcal qui « commodifie » tous les droits, y compris l'accès à la terre. Ses critiques portent sur la réforme du Fonds fiscal (affectant gravement les enseignantes), la violence genrée (37 féminicides en 2025), la précarité du travail informel — particulièrement pour les 40 % de ménages dirigés par des femmes seules —, et l'exploitation du travail de soin. Centralement pour la thématique foncière : le texte dénonce les « expulsions cruelles » de familles paysannes et autochtones et l'absence de politiques publiques soutenant l'agriculture paysanne, malgré son rôle crucial dans la souveraineté alimentaire « en milieu rural et urbain ». Il critique aussi la criminalisation des luttes paysannes et autochtones, et la répression disproportionnée des femmes qui manifestent. Le manifeste réclame reconnaissance des droits du travail (ratification de la Convention 190 de l'OIT), fin de la violence genrée, protection des enfants contre les mariages précoces forcés, et reconnaissance du travail du sexe comme travail. Bien que le ton soit féministe et syndicaliste plutôt que foncier stricto sensu, le document expose clairement le nexus entre dépossession territoriale paysanne, pauvreté des femmes rurales, et absence de souveraineté alimentaire — un angle où le féminisme paysan devient arme de lutte.
En clair
Ce texte crie que le gouvernement du Paraguay expulse les familles paysannes et autochtones de leurs terres, sans leur proposer d'aide pour cultiver, ce qui affame le pays. Les femmes paysannes trinquent deux fois : elles perdent leur terre ET doivent nourrir leurs enfants.
Extraits
les expulsions cruelles de familles paysannes, autochtones et de la classe ouvrière et de femmes, laissant beaucoup sans la possibilité de continuer à s'occuper de nos enfants.
nous continuons à produire des aliments sains pour garantir la souveraineté alimentaire à la campagne et en ville.
les politiques publiques ne sont jamais promues pour garantir des prix justes, des marchés accessibles et des routes praticables toute l'année pour notre production.
Nous dénonçons la criminalisation de la lutte à la campagne, dans les communautés autochtones et en ville
Nous sommes des femmes de la campagne et de la ville, paysannes, femmes autochtones, syndicalistes, enseignantes, étudiantes
L'emploi informel touche particulièrement durement les femmes chefs de ménage, car elles représentent environ 40% des ménages paraguayens.