COP26; COMUNICADO DE IMPRENSA – PT

La Vía Campesina — publications (WP REST) 2021-11-05 SCORE 7/10

Document original ↗

Synopsis

Ce communiqué de La Via Campesina Southern and Eastern Africa (LVC SEAf), diffusé lors de la COP26 en novembre 2021, positionne l'agroécologie camponesa et la souveraineté alimentaire comme piliers essentiels d'une véritable justice climatique, en opposition radicale avec les mécanismes climatiques fondés sur le marché — notamment les marchés de carbone de l'Article 6 de l'Accord de Paris. LVC SEAf dénonce ces instruments comme des « fausses solutions » et une forme de « colonialisme climatique » : ils permettent aux pays riches de continuer à polluer tout en externalisant les coûts écologiques et sociaux vers le Sud Global, au détriment des peuples autochtones, petits agriculteurs, femmes et habitants des forêts. L'organisation souligne que les schémas de compensation carbone n'ont jamais réduit les émissions réelles, tandis que leur déploiement a provoqué crimes environnementaux, délocalisations forcées et menaces contre la souveraineté alimentaire. Face à ce tableau, LVC SEAf propose une alternative : l'agroécologie camponesa comme système intégré de production alimentaire fondé sur le savoir paysan, capable simultanément de réduire les émissions à la source et de nourrir les communautés de façon résiliente. Le texte invoque la Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans (UNDROP) pour exiger que les processus climatiques internationaux respectent le consentement libre, préalable et informé des populations concernées. En conclusion, LVC SEAf réclame le rejet des marchés de carbone, un financement climatique public réel (non marchand) des pays riches, et la reconnaissance structurelle des paysans comme acteurs de la solution climatique. Le communiqué marque aussi le 25e anniversaire du concept de Souveraineté Alimentaire et annonce le lancement d'une ressource numérique éducative combinant technologie, design régional et pédagogie paysanne populaire.

En clair

Ce texte dit aux gouvernements riches : arrêtez de prétendre résoudre le changement climatique en achetant des crédits carbone, ça ne marche pas et ça fait du mal aux paysans et peuples autochtones. À la place, utilisez l'agroécologie paysanne — c'est les paysans eux-mêmes qui savent comment cultiver sans détruire la terre et le climat, et ça nourrit les gens.

Extraits

L'agroécologie paysanne atteint la justice climatique!

p. 3

L'héritage des dispositifs de compensation carbone jusqu'à présent a inclus des crimes environnementaux, des conflits, des abus d'entreprise, des délocalisations forcées et des menaces à la souveraineté alimentaire et au génocide culturel, particulièrement pour les peuples autochtones, les petits agriculteurs, les habitants des forêts, les jeunes, les femmes et les personnes de couleur.

p. 2

nous les rejetons comme une forme de colonialisme climatique

p. 2

les solutions basées sur le marché ne procureront PAS la justice climatique. Sur la base de notre propre expérience paysanne, nous disons que l'agroécologie paysanne atteint la justice climatique!

p. 3

Nous exigeons de nos propres gouvernements que les processus de politique publique relatifs au climat respectent le principe du consentement libre, préalable et informé

p. 3

En célébrant 25 ans de Souveraineté Alimentaire

p. 3

Au lieu de réduire les émissions, le commerce de carbone les augmente.

p. 2

donneraient à ces gouvernements l'accès pour continuer à polluer. Cela, à son tour, placerait un fardeau plus important sur les pays en développement, en particulier les pays africains

p. 2
Version interactive ↗ Fiches proches · BibTeX · partage par citation