Struggle for the Land
The Anarchist Library — OPDS (new releases) 2021-05-12 XeTeX 0.99999 SCORE 9/10
Document original ↗Synopsis
Ce texte documente la reclamation de terres par les Six Nations, confédération autochtone iroquoise canadienne, survenue le 28 février 2006. L'auteur contextualise cette action dans l'histoire longue de l'expropriation coloniale : la Haldimand Grant de 1784 octroie 950 000 acres aux Six Nations par la Couronne britannique en reconnaissance de leur soutien pendant la Guerre d'indépendance américaine. Cependant, les gouvernements britannique puis canadien ont systématiquement violé ces accords nation-à-nation, aliénant progressivement les terres autochtones jusqu'à réduire le contrôle des Six Nations à seulement 46 500 acres—4,9 % de l'allocation initiale. Cette expropriation progressive confine 11 000 habitants sur une réserve fragmentée, tandis que les développements urbains adjacents dégradent le bassin du Grand River, dont Six Nations dépend matériellement et culturellement. Après l'échec des recours judiciaires (1995) et la violation répétée des protocoles de consultation—notamment pour le site Douglas Creek où des vestiges archéologiques de 600 ans ne bloquent pas le développement—les Six Nations décident d'occuper les terres elles-mêmes. Le raid de la Police provinciale de l'Ontario le 20 avril 2006, une force décrite comme raciste, ravive le combat mais provoque aussi une vague de violence organisée par les résidents non-autochtones de Caledonia, qui forment des groupes comme la Caledonia Citizens Alliance pour s'opposer à la reclamation par des démonstrations, menaces et violences physiques, culminant dans un incendie criminel. Le texte analyse comment l'État canadien externalise le coût politique de la répression en instrumentalisant le ressentiment foncier des résidents blancs, créant un 'bouclier humain pour le statu quo'. C'est un exemple classique de Land Back contemporain en Amérique du Nord : restitution territoriale, affirmation de la souveraineté autochtone face au colonialisme de peuplement, et confrontation avec le droit de propriété privée en tant qu'instrument de domination coloniale.
En clair
Ce texte raconte comment les autochtones des Six Nations se sont repris des terres au Canada en 2006, terres que des gouvernements leur avaient promises en 1784 puis volées progressivement pendant 200 ans. C'est l'histoire d'une occupation territoriale concrète pour retrouver ce qui leur appartient, et comment l'État et les résidents blancs locaux se sont alliés pour les en empêcher par la violence et la peur.
Extraits
Le 28 février 2006, des membres des Six Nations de la Confédération iroquoise ont réclamé 40 hectares de terres appartenant à…
Les Six Nations se sont longtemps opposées aux prétentions de la Couronne selon lesquelles elle peut attribuer des terres dans la région…
Un accord de 1995 entre le gouvernement du Canada et les Six Nations exigeait des études archéologiques et écologiques sur les terres contestées…
Toutes les autres voies semblant fermées ou violées, les membres des Six Nations ont estimé qu'il ne leur restait plus d'autre option […] que de…
la Police provinciale de l'Ontario, une organisation raciste avec un récent historique de violence contre les communautés indigènes, a…
Le 5 novembre 2007, la maison inachevée utilisée comme espace d'organisation et de réunion sur le site de la réappropriation a été incendiée…
la mobilisation raciste de groupes comme la Caledonia Citizens Alliance a contribué à créer un climat dans lequel les attitudes les plus…