Cooling the Planet: Frontline Communities lead the struggle
La Vía Campesina — publications (WP REST) 2016-11-04 Adobe PDF Library 11.0 SCORE 9/10
Document original ↗Synopsis
Ce rapport, produit en novembre 2016 par le Transnational Institute et la Global Convergence of Land and Water Struggles, documente les positions politiques des « frontline communities » (paysans, peuples autochtones, fermiers familiaux, travailleurs ruraux, pasteurs, pêcheurs et urbains pauvres) face aux mécanismes climatiques mondiaux. L'argument central est que les « fausses solutions » proposées par les gouvernements et l'ONU au changement climatique—méga barrages hydroélectriques, REDD+, Blue Carbon, agriculture dite « climato-intelligente », bioénergie—servent en réalité de prétexte à l'intensification de l'accaparement des terres et de l'eau, dépossédant les communautés des ressources dont elles dépendent pour vivre et assurer leur souveraineté alimentaire. Le document amplifie les voix de seize leaders de mouvements sociaux des Amériques, d'Afrique, d'Asie du Sud-Est et d'Europe, qui témoignent de la militarisation des territoires, de la destruction des écosystèmes et de la capture du contrôle foncier et hydrique au profit d'acteurs économiques puissants. La convergence de ces luttes repose sur le principe que sans sécuriser le contrôle des peuples et des communautés sur les terres, rivières, océans, forêts et semences, aucune solution climatique réelle n'est possible. Ce document est une déclaration politique explicite contre la marchandisation de la nature et la néolibéralisation des politiques environnementales globales, et un appel à la reconnaissance des solutions alternatives ancrées dans la souveraineté alimentaire, les savoirs paysans et l'autonomie territoriale.
En clair
Ce rapport montre que les grandes solutions climatiques « vertes » (barrages, énergie solaire, compensations carbone) finissent souvent par voler les terres et l'eau aux paysans et aux peuples autochtones. Pour vraiment arrêter le changement climatique, il faut que les paysans, peuples autochtones et communautés locales gardent le contrôle sur leurs terres et leurs ressources.
Extraits
Les ressources naturelles sont arrachées à leurs dimensions sociales et écologiques de protection des millions de personnes dont le mode de vie, la culture et les traditions sont liés à l'accès et au contrôle de leurs territoires.
Nous croyons que l'accès et le contrôle des peuples sur la terre et l'eau sont essentiels à la paix, à l'arrêt du changement climatique, ainsi qu'à la réalisation des droits humains fondamentaux et à la garantie d'une vie digne pour tous.
Sans sécuriser le contrôle des peuples et des communautés sur les terres, les fleuves, les océans, les forêts, les semences etc., nous ne serons pas en mesure d'arrêter le réchauffement climatique.
La convergence a été initiée par des organisations de base et des mouvements sociaux pour lier et renforcer les luttes pour la souveraineté alimentaire, celle des peuples et les droits humains.
Les petits producteurs et consommateurs alimentaires, y compris les paysans, les peuples autochtones, les chasseurs et cueilleurs, les agriculteurs familiaux, les ouvriers ruraux, les éleveurs et les pasteurs, les pêcheurs et les populations urbaines – les communautés en première ligne.