Carta-contra-violencia-Campanha-contra-violencia
MST Brésil — biblioteca (WP REST API) 2022-07-19 SCORE 6/10
Document original ↗Synopsis
Charte brésilienne de 2022 signée par 33 organisations (MST, CONTAG, CPT, CIMI et autres grands mouvements agraires et autochtones) qui dénonce la violence structurelle contre les peuples des champs, des eaux et des forêts. Le diagnostic est politique : la conversion de la terre et de la nature — « biens communs » — en marchandises soumises à la propriété privée et à la spéculation marchande est la racine de la violence, historiquement structurée par les classes, le racisme et le patriarcat. Les données sont alarmantes : entre 2016 et 2021, les conflits ont explosé de 6 737 à 10 384 (gagnant 5,5 millions de personnes touchées), les assassinats de défenseurs ont augmenté de 75%, le travail esclave de 113%. Les premiers visés : peuples autochtones, quilombolas, ribeirinhos (riverains), posseiros (occupants) et paysans sans terre. Le texte identifie les responsables : entrepreneurs, grileiros (land-grabbers), mineurs, éleveurs, sociétés minières et l'État lui-même. Malgré cela, les mobilisations s'intensifient : occupations de terre, reprises de territoires, campagnes pour la souveraineté alimentaire en solidarité champ-ville. L'appel : unifier les fronts de résistance autour de la défense collective des territoires et de la vie.
En clair
33 organisations brésiliennes (dont le plus grand mouvement sans-terre, le MST) disent collectivement : la violence dans les campagnes explose parce que la terre devient marchandise au profit de l'agronégoce et de l'État ; la réponse c'est reprendre la terre par l'occupation, défendre la souveraineté alimentaire locale, et s'unir avec la ville. Ce texte sert de plateforme pour débloquer une mobilisation massive en 2022.
Extraits
A terra e a natureza, bens comuns, convertida em mercadoria e submetidas à propriedade privada e à especulação, estão na origem de diversas formas de violência.
povos indígenas, quilombolas, ribeirinhos, posseiros e camponeses sem terra
empresários, grileiros, garimpeiros, fazendeiros, mineradoras e madeireiros e o próprio Estado são os maiores causadores de violência
Violências estas estruturadas historicamente na divisão de classes, no racismo e no patriarcado.
diversas ocupações de terra, retomada de territórios, mobilizações contra os despejos
a violência avança sobre territórios, mas também sobre a cultura e a espiritualidade dos povos do campo, das águas e das florestas
enfrentar e superar a violência no campo se impõem como objetivo a partir da articulação e unidade das várias frentes de resistência
o impeachment da presidenta Dilma foi um golpe articulado entre setores do Estado e do capital, da mídia hegemônica e em particular ligado ao agronegócio