tome 2
CRAS (Centre de Recherches sur les Alternatives Sociales) 2009-11-27 Adobe PDF Library 8.0 SCORE 4/10
Document original ↗Synopsis
Ce texte, extrait de 'La Révolution Inconnue' de Voline, propose une analyse comparative des deux conceptions fondamentales de la révolution sociale qui se sont affrontées en Russie post-1917 : la conception bolchéviste et la conception anarchiste. L'auteur établit que, au-delà du bolchévisme, existe une seconde idée révolutionnaire majeure — l'anarchisme — dont l'influence croissante entre 1918 et 1921 a contraint les bolchéviques à une répression violente (fermetures d'organisations, interdictions, emprisonnements, meurtres). Sur le plan organisationnel, Voline oppose deux visions : d'un côté, la construction d'un État centralisé, politique, gouvernemental (le projet bolchévique) ; de l'autre, une transformation des bases économiques et sociales sans État, reposant sur l'association libre des travailleurs, l'organisation fédérative et l'autogestion (le projet libertaire). Le texte s'attache particulièrement à réfuter l'accusation selon laquelle les anarchistes ne seraient que des 'destructeurs' : Voline souligne que toutes les controverses historiques entre partis révolutionnaires et anarchistes ont porté sur le *mode positif de construction* de la société nouvelle. Il insiste enfin sur la distinction cruciale entre absence d'organisation (caricature) et deux *principes différents d'organisation* — l'un vertical et autoritaire, l'autre horizontal et fédératif. Ce texte historico-philosophique offre une généalogie idéelle des tensions entre autoritarisme et libertarianisme au sein des mouvements émancipateurs, mais ne traite pas directement des questions foncières, agraires ou d'habitat.
En clair
Ce texte explique comment les anarchistes russes de 1917 imaginaient une révolution sociale sans État ni gouvernement, organisée librement par les associations de travailleurs — une vision qui s'oppose frontalement au bolchévisme. C'est utile pour comprendre l'histoire des idées sur l'organisation collective, mais ça ne parle pas de la terre, des paysans ou de comment vivre et cultiver autrement.
Extraits
L'idée anarchiste était de transformer les bases économiques et sociales de la société sans avoir recours à un État politique, à un gouvernement, à une « dictature »
une entente et une collaboration directes et fédératives des organismes économiques, sociaux, techniques ou autres (syndicats, coopératives, associations diverses, etc.)
une construction nouvelle exige, dès le début, des méthodes nouvelles