Gardens of Cocagne

The Anarchist Library — OPDS (new releases) 2022 xdvipdfmx (20200315) SCORE 8/10

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Synopsis

« The Gardens of Cocagne » est un récit documenté du fonctionnement d'une coopérative de production et consommation alimentaire fondée à Genève en 1978. Ce collectif urbain de 220 membres emploie trois jardiniers professionnels pour cultiver environ deux hectares de terre à proximité immédiate de la ville. Le modèle repose sur une propriété collective des légumes, une participation des membres (trois demi-journées de travail par an) et une cotisation annuelle qui financent les salaires et l'équipement. Contrairement aux chaînes de distribution commerciales, les légumes sont distribués en 220 portions hebdomadaires à 35 points de retrait urbains, et les membres décident collectivement du plan de culture lors des assemblées générales. Le texte, écrit par Marianne Enckell, expose les motivations croisées des producteurs et des consommateurs. Pour les producteurs, il s'agit d'échapper à l'isolement et aux risques structurels d'une petite exploitation privée. Pour les consommateurs urbains, l'enjeu est de connaître l'origine de leur alimentation, de consommer des produits biologiques saisonniers, et d'accéder à la terre en milieu urbain. L'économie de Cocagne fonctionne fondamentalement « en dehors du marché » : les prix sont indexés sur le marché de gros local, mais l'ensemble des légumes est distribué intégralement aux membres, indépendamment des aléas climatiques. Les revenus proviennent exclusivement de la cotisation des membres. Des contacts existent avec d'autres collectifs producteurs, mais uniquement s'ils partagent le même niveau biologique et une structure coopérative ou non-lucrative. Toutefois, des témoignages internes révèlent une tension politique : certains membres critiquent un accent excessif sur l'écologie alimentaire au détriment des enjeux sociaux. Cocagne documente un prototype de commun fonctionnel : gestion collective de la terre, abolition de la relation marchande pour l'alimentation, lien restauré entre producteurs et consommateurs.

En clair

À Genève, 220 habitants citadins se sont regroupés pour cultiver ensemble deux hectares de légumes biologiques au lieu de les acheter au supermarché : ils paient cotisation, travaillent quelques jours par an, et reçoivent leurs légumes frais chaque semaine. C'est un exemple montrant qu'on peut sortir du marché capitaliste et organiser l'alimentation de façon collective et écologique.

Extraits

dont l'objectif est de fournir à ses membres des denrées alimentaires par la culture collective de la terre, ainsi que par…

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Depuis environ 12 ans, un groupe de maraîchers et de consommateurs gère une coopérative de légumes à Genève.

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Les légumes appartiennent aux consommateurs — ils sont récoltés une fois par semaine, mis dans 220 sacs (de deux à dix kg)…

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Ainsi, si les « prix » et les « salaires » sont basés sur le marché local, le réseau fonctionne en dehors du marché ; tous les légumes…

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Un changement dans la relation entre producteurs et consommateurs. Nous ne produisons pas pour des clients inconnus, mais nous pouvons discuter de notre travail…

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C'est une parcelle de terre que la ville met à disposition des membres de la coopérative — cette terre peut être utilisée pour les loisirs comme pour la production — il n'y a pas…

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Les membres paient une cotisation annuelle et aident au jardin trois demi-journées par an. En contrepartie, ils reçoivent des légumes biologiques de saison…

p. 4

Vous souhaiteriez partager un bout de terrain à la campagne, pour agrandir les murs de votre appartement…

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Je crains que l'écologie ne devienne trop autocentrée et ne soit utilisée pour esquiver les problèmes sociaux. Ne donnons pas une priorité absolue…

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