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La Vía Campesina — publications (WP REST) 2021-06-03 Adobe PDF Library 15.0 SCORE 7/10
Document original ↗Synopsis
Ce position paper de La Via Campesina (décembre 2020) analyse le Food Systems Summit 2021 de l'ONU comme un processus capturé par l'agribusiness global et les élites financières, en rupture avec la démocratisation institutionnelle post-2008. Après la crise alimentaire de 2008, les mouvements sociaux paysans ont réussi à s'imposer dans les instances onusiennes (CFS, CSM, FAO), imposant des paradigmes de souveraineté alimentaire et d'agroécologie, ainsi que des instruments comme les Lignes directrices sur les régimes fonciers. Or, l'UNFSS21 a été convoqué sans mandat intergouvernemental, à la demande du World Economic Forum (secteur privé), et sa gouvernance reste aux mains d'un petit nombre de corporations internationales. La Via Campesina dénonce trois violations : l'opacité structurelle, l'exclusion des mouvements sociaux des processus décisionnels (réduits à des « consultations » sans pouvoir), et l'affaiblissement du rôle de la FAO et du CFS au profit d'« experts » sélectionnés privément, tous défenseurs de l'agriculture industrielle. Le document pose ainsi la question centrale : qui définira l'avenir des systèmes alimentaires — les paysans et la souveraineté alimentaire, ou les élites corporatistes ? Pour La Via Campesina, l'UNFSS21 n'est pas un espace multilatéral légitime et représente une nouvelle tentative de légitimer l'agenda agroindustriel sous couvert de politiques publiques antidémocratiques.
En clair
Ce texte explique pourquoi La Via Campesina refuse de participer au Sommet de l'ONU sur l'alimentation en 2021 : les grandes entreprises de l'agriculture industrielle et les banques mondiales dirigent le sommet en secret, sans laisser de vrai pouvoir aux organisations paysannes. Pour les mouvements paysans, accepter, ce serait laisser les multinationales décider de ce que mangent les gens et qui cultive les terres.
Extraits
Les lobbys liés aux corporations défendant les intérêts de l'Agribusiness influencent la préparation du Sommet des Systèmes Alimentaires 2021 de l'ONU, rendant le processus opaque et exclusif.
La pandémie de Covid-19 a simplement renforcé et rendu évident l'échec du système alimentaire des corporations face à la faim, aux inégalités et à la crise écologique.
L'engagement et les demandes de la Via Campesina pour une transformation nécessaire des systèmes alimentaires guidée par les principes de souveraineté alimentaire et d'agroécologie.
La décision de l'organiser a été prise par le Secrétaire général de l'ONU, en réponse à une demande du Forum économique mondial, une organisation du secteur privé représentant les intérêts mondiaux des corporations.
La gouvernance du Sommet reste fermement entre les mains d'une poignée de grandes corporations internationales, des « Experts » connus comme ardents défenseurs de l'agriculture industrielle.
Aux mouvements sociaux n'a été accordée que la possibilité de participer à quelques consultations, sans pouvoir participer de façon autonome aux processus décisionnels.
On donne à l'agribusiness carte blanche pour façonner l'avenir de nos systèmes alimentaires, offrant aux grandes multinationales la couverture de politiques publiques antidémocratiques.
Les Directives sur les Régimes Fonciers, les Directives pour la Protection de la Pêche Durable à Petite Échelle, et le processus concernant les Directives sur l'Agroécologie.
La Déclaration des Nations Unies sur les Droits des Paysans et des Autres Personnes Travaillant dans les Zones Rurales.