Letter-to-President-Regarding-Chemical-Fertilizer-Ban_English
La Vía Campesina — publications (WP REST) 2021-05-11 SCORE 4/10
Document original ↗Synopsis
Cette lettre du Movement for Land and Agricultural Reform (MONLAR) au Président du Sri Lanka soutient le décret d'avril 2021 bannissant les agrochimiques, tout en mettant en garde contre les risques d'échec. MONLAR diagnostique que l'usage massif d'agrochimiques a contaminé les sols, dégradé la souveraineté alimentaire et appauvri les petits exploitants, souvent endettés. Cependant, une initiative similaire en 2016 a échoué faute de coordination gouvernementale et de plan d'accompagnement. MONLAR relève six obstacles majeurs : absence de coordination entre ministères ; dépendance aux semences importées incompatibles avec l'agriculture organique ; manque de recherche, formation et calcul du temps de transition ; absence de mécanismes de protection financière pour les paysans pendant la transition ; risque que les grandes entreprises s'approprient le marché du fertilisant organique ; et contradictions foncières (l'État concède des terres pour des monocultures consommatrices d'agrochimiques). Pour réussir, MONLAR propose d'importer l'expérience du Zero Budget Natural Farming indien (Andhra Pradesh, Karnataka), de promouvoir le bétail indigène et d'établir des coopératives de production et distribution d'intrants, inspirées du modèle cubain. Le texte privilégie la souveraineté alimentaire et les enjeux des petits exploitants face à l'agroécologie, mais demeure un plaidoyer politique centré sur la politique agricole d'État, sans aborder les régimes fonciers alternatifs, les communs ou l'accès à la terre.
En clair
Ce texte explique que pour que l'interdiction des pesticides réussisse au Sri Lanka, il faut former les paysans, leur donner des semences locales, les aider quand ils vont échouer, et faire travailler ensemble tous les ministères — sinon, comme en 2016, ça va échouer et les grosses entreprises vont en profiter. Un gouvernement ne peut pas simplement interdire les produits chimiques sans aider ceux qui les utilisaient : c'est un piège pour les petits fermiers s'il n'y a pas d'accompagnement.
Extraits
The use of agrochemicals has had disastrous consequences in the past decades. The widespread use of these chemicals has contaminated the soil and the water, which has directly led to the increase in cancers and kidney diseases.
undermined food sovereignty, unraveled the ecological balance, and had led to the extinction of many animal and plant species
about 26% of the workforce are involved in agriculture. Often these workers are poor and receive government welfare assistance, most of them are malnourished and trapped by microcredit companies
if medium and small-scale farmers are adversely affected by this scheme, they will believe that this initiative might also look like a part of this scheme
Most of the seeds currently used by Sri Lankan farmers are imported hybrid seed varieties. These seeds have particular agrochemical needs, including chemical fertilizers, we need locally produced seed varieties that responds well to organic fertilizer.
In the recent past, the government has given large tracts of land and water for companies and investors to expand large scale monoculture crops such as maize and sugarcane.
Zero Budget Natural Farming has been identified by certain Indian states as the most suitable farming system. For example, Andhra Pradesh and Karnataka, with the support of the Central Government, promote such practices greatly.
a cooperative system for the production and distribution of inputs required for agriculture in the country was established
If these ministries do not fully back a government initiative; such an initiative has little chance of success.