Contra-COP dos Povos Africanos, em Senegal, reuniu participantes de mais de 20 países
La Vía Campesina — publications (WP REST) 2024-10-25 SCORE 7/10
Document original ↗Synopsis
Ce document est la déclaration et le rapport de la première Contra-COP des Peuples Africains, tenue à Saly (Sénégal) du 7 au 10 octobre 2024. Réunissant plus d'une centaine de participants de 21 pays — mouvements sociaux, communautés de base, femmes, jeunes, OSC et académiques — cette contre-conférence climatique dénonce l'exclusion des voix africaines du processus officiel de la COP. Le texte positionne l'Afrique comme continent victime des changements climatiques malgré sa contribution minimale aux émissions mondiales. La souveraineté alimentaire y figure comme axe central, liée à la défense des pratiques agroécologiques, de la gestion communautaire des terres et des forêts, de la pêche artisanale et de l'élevage — en particulier pour les femmes qui forment la majorité de la population rurale. Le document illustre l'enjeu concret avec le projet gazier GTA (Grand Tortue Ahmeyim) au Sénégal, qui menace directement les communautés de pêcheurs artisanaux de Saint-Louis en détruisant écosystèmes marins et ressources de subsistance. La déclaration finale articule cinq exigences : justice climatique immédiate envers le Nord Global, cessation totale de l'extraction fossile en Afrique, traitement de la migration climatique forcée, paiement de la dette climatique et des réparations coloniales. Ce faisant, elle lie libération territoriale, droit de rester sur ses terres d'origine, et autonomie alimentaire comme réponses africaines à la crise climatique.
En clair
Ce texte montre comment les peuples africains — paysans, pêcheurs, femmes, jeunes — refusent les fausses solutions climatiques du Nord et affirment le droit de rester sur leurs terres, de les gérer en commun, et de vivre de l'agroécologie et de la pêche artisanale sans que les grandes entreprises ne les pillent. C'est une plateforme politique où terre, nourriture et liberté sont inséparables.
Extraits
Evelyne Awuor, de la Kenyan Peasants League (KPL), membre du LVC SEAf du Kenya, a participé à la conférence et a eu le plaisir de partager des histoires de communautés où les femmes agricultrices ne sont pas invitées aux réunions.
Souveraineté Alimentaire, qui a souligné la nécessité de renforcer les pratiques agroécologiques, la gestion communautaire des forêts et des terres, l'élevage pastoral et les pratiques de pêche locales, en particulier pour les femmes qui constituent la majorité dans les zones rurales.
La pêche artisanale, qui est le pilier de l'économie locale, soutient des milliers de familles et contribue à la souveraineté alimentaire des femmes, des peuples autochtones et de leurs communautés.
appropriation de ressources et de terres, et conflits induits par le climat
garantir que les communautés disposent des ressources pour rester sur leurs terres d'origine ou être réinstallées dans des établissements propices sans détruire leurs moyens de subsistance, leur culture et leur langue.
Toutes les formes d'exploitation, d'extraction et de production de combustibles fossiles en Afrique doivent être immédiatement arrêtées.