CSIPMAutonomousReport_EN
La Vía Campesina — publications (WP REST) 2023-10-16 Adobe PDF Library 17.0 SCORE 8/10
Document original ↗Synopsis
Ce rapport autonome du CSIPM (mécanisme de la société civile et des peuples autochtones auprès du Comité mondial de la sécurité alimentaire de l'ONU) documente l'évaluation critique menée par les organisations paysannes et la société civile africaines des « national pathways » du Sommet mondial de l'ONU sur les systèmes alimentaires (UNFSS, 2021) et des compacts nationaux du Dakar 2 (janvier 2023). Le rapport dénonce le caractère top-down, non-démocratique et capturé par les intérêts corporatistes de ces processus officiels, qui reproduisent une vision « modernisatrice » appuyée sur l'agriculture industrielle, les semences privatisées, la technologie importée et les chaînes de valeur tournées vers l'export. En contrepoint, les organisations paysannes africaines (ROPPA, CNOP, Mazingira, Habitat International Coalition, La Via Campesina Afrique du Sud-Est, World March of Women, etc.) proposent une vision autonome des transformations alimentaires : souveraineté alimentaire basée sur l'agroécologie paysanne, réforme inclusive de la tenure foncière, financement public des petits producteurs familiaux, protection des marchés territorialisés, systèmes semenciers paysans, et attention critique à l'accès des femmes, des jeunes, des pasteurs et des peuples autochtones à la terre et à l'eau. Le texte réclame un arrêt de la dépendance aux importations alimentaires et une rupture avec la capture corporatiste des ressources naturelles africaines, via une démocratisation radicale des processus décisionnels : participation libre, transparente et auto-organisée des mouvements populaires, exclusion des intérêts privés de la table de négociation, et ancrage dans les droits humains plutôt que dans le multilatéralisme de marché. C'est un document de synthèse politique et stratégique issu de consultations régionales et d'études nationales (Zambie, Maroc, Mali, Kenya, Congo).
En clair
Les organisations paysannes africaines refusent le plan alimentaire mondial imposé par les banques et les multinationales, et proposent à la place que chaque pays cultive sa propre nourriture en agroécologie, contrôlée par les paysans et les femmes, pas par des entreprises. Ce rapport explique comment et pourquoi.
Extraits
Les intérêts économiques des entreprises ne devraient avoir aucune place à la table des décisions politiques.
Les États doivent s'engager à soutenir résolument une réforme du régime foncier centrée sur les personnes, inclusive et participative
systèmes de semences paysans
Protéger les marchés territoriaux et l'accès des personnes à ceux-ci est essentiel.
Les politiques publiques devraient établir le cadre des investissements, et non l'inverse.
l'autonomisation des femmes et des jeunes et leurs moyens de subsistance