500 ans de résistance autochtone
Infokiosques.net — Anticolonialismes 2013-05-18 SCORE 7/10
Document original ↗Synopsis
Ce texte historique examine 500 ans de résistance autochtone en Amérique du Nord et Centrale, en commençant par une critique virulente de la célébration de 1992 comme « Découverte » — qu'il qualifie plutôt d'holocauste. L'auteur, Gord Hill (Kwakwaka'wakw), établit d'abord l'ampleur réelle des populations autochtones avant la colonisation : 70 à 100 millions de personnes, non 10-15 millions comme longtemps soutenu par la historiographie occidentale. Il déploie ensuite une géographie détaillée des Premières Nations occupant tous les territoires des Amériques, du Pacifique à l'Atlantique, du Canada à l'Amérique centrale. Chaque région — arctique, côtes du Pacifique, plaines centrales, régions boisées de l'est, sud-est fertile, sud-ouest désertique, Mésoamérique — est décrite à travers ses nations spécifiques, ses modes de subsistance (chasse, pêche, agriculture diversifiée) et sa densité démographique. Le texte souligne que ces peuples possédaient leurs propres noms pour les territoires (Île de la Tortue, Abya-Yala) et développaient des cultures hautement adaptées à leurs environnements. Le passage fourni interrompt avant d'aborder la résistance explicite, mais il pose les fondations : affirmation de l'occupation territoriale comme légitime, reconnaissance de la sophistication des sociétés pré-colombiennes, et constat brutal que les descendants autochtones contemporains, malgré leur nombre (40 millions en Amérique), n'ont « aucun droit sur leurs propres terres » et restent les plus exploités. C'est une généalogie territoriale qui revendique la souveraineté autochtone comme point de départ de toute analyse de la colonisation.
En clair
Ce texte rappelle que les Amériques étaient occupées par 70 à 100 millions de personnes autochtones avec leurs propres noms pour les territoires et leurs façons de vivre la terre — et que la colonisation les en a dépossédées. Utile pour légitimer les revendications autochtones contemporaines en montrant que ce n'était pas une « découverte » dans un vide mais l'invasion d'un monde très peuplé et organisé.
Extraits
Ce n'était non pas une « Découverte », mais plutôt un holocauste des indien(ne)s d'Amérique!
Malgré cela, ces personnes indigènes n'ont aucun droit sur leurs propres terres et font partie de la tranche de la population la plus exploitée et la plus défavorisée.
Les Premières Nations occupaient toutes les régions des Amériques. Elles vivaient selon la diversité du territoire et développaient des habitudes culturelles en relation avec leur environnement.
Le territoire ne fut pas nommé « Amérique » par ces peuples. S'il y eût référence au territoire en tant que tel, ce fut en tant qu'Île de la Tortue, Cuscatlan ou bien Abya-Yala.
Des données démographiques récentes dénombrent un taux de population autochtone se situant entre 70 et 100 millions de personnes dont environ 10 millions en Amérique du Nord, 30 millions en Amérique Centrale et entre 50 et 70 millions en Amérique du Sud.