20161025(VF)Carta-DefensoresDDHH-Honduras

La Vía Campesina — publications (WP REST) 2016-10-25 SCORE 5/10

Document original ↗

Synopsis

Cette lettre adressée aux autorités honduriennes par un collectif international d'organisations de défense des droits humains dénonce la grave situation des défenseurs et défenseuses au Honduras. Elle revient sur les assassinats de José Ángel Flores et Silmer Dionisio George du Movimiento Unificado Campesino del Aguán (MUCA), ainsi que les attaques contre Tomás Gómez Membreño et Alexander García Sorto du Consejo Cívico de Organizaciones Populares e Indígenas de Honduras (COPINH). Le document souligne un contraste frappant : alors que Honduras détient le triste record de 426 mesures cautelares de la Commission interaméricaine des droits humains (CIDH), 16 défenseurs ont néanmoins été assassinés entre 2001 et juillet 2016. Les trois comités de l'ONU qui ont examiné Honduras cette année (droits économiques, sociaux et culturels ; torture ; migrant) ont tous exprimé leur préoccupation face aux violences, menaces et impunité systémique. Le document révèle l'inefficacité du mécanisme officiel de protection adopté par l'État — faute de ressources, de planification professionnelle, et face à l'impunité des responsables. Il établit un lien implicite entre la violence et les intérêts économiques puissants : ces ataques ciblent particulièrement ceux qui défendent les droits économiques, sociaux et culturels, incluant potentiellement les droits fonciers. La lettre formule un appel au gouvernement pour renforcer concrètement la protection, l'alerte précoce, l'enquête exhaustive et l'accès à la justice.

En clair

Ce document prouve qu'au Honduras, les paysans et indigènes qui défendent leurs droits et leurs terres sont tués, et que le gouvernement ne les protège pas — même quand les Nations unies le lui demandent. C'est utile pour comprendre comment la violence politique tue les mouvements de base et pourquoi les paysans perdent du terrain : ce n'est pas seulement l'économie, c'est aussi l'assassinat organisé.

Extraits

les récents assassinats de José Ángel Flores (président) et Silmer Dionisio George (membre) du Mouvement Unifié Paysan de l'Aguán (MUCA)

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particulièrement lorsque la défense des droits touche aux intérêts d'acteurs ayant du pouvoir politique ou économique

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Conseil Civique des Organisations Populaires et Indigènes du Honduras (COPINH)

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Honduras est le pays ayant reçu le plus grand nombre de mesures cautionnelles accordées par la Commission interaméricaine des droits de l'homme (CIDH) : 426 personnes bénéficiaires ; parmi lesquelles 16 qui défendaient les droits de l'homme ont été assassinées entre 2001 et juillet 2016

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garantir les droits et la sécurité des [les et des] défenseurs des droits de l'homme, y compris ceux qui travaillent à faire effectifs les droits économiques, sociaux et culturels

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ce mécanisme s'est avéré peu effectif, comme l'ont souligné aussi bien les acteurs nationaux qu'internationaux, en raison du manque de ressources allouées ainsi que de l'absence de mesures concrètes et spécifiques pour la protection

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