A formative evaluation of the cooperative housing program in Edmonton
Archive.org — community land trusts & housing commons 2022-10-26 Internet Archive PDF 1.4.16; including mupdf and pymupdf/skimage SCORE 4/10
Document original ↗Synopsis
Cette thèse de maîtrise en géographie (1983) analyse le Cooperative Housing Program (CHP) mis en œuvre à Edmonton pour identifier pourquoi les ménages à très faible revenu sont largement absents du programme, malgré son objectif de fournir un logement subventionné aux personnes incapables d'accéder au marché privé. Le CHP, lancé par le gouvernement canadien depuis 1938, fonctionne par des subventions et prêts aux coopératives d'habitation à but non lucratif. L'étude révèle que le programme bénéficie principalement aux ménages à revenu moyen-élevé, non aux pauvres pour lesquels il a été conçu : une « participation biaisée ». Par enquête auprès de 178 ménages non participants, l'autrice identifie deux sources de cette exclusion : d'abord, les barrières structurelles et organisationnelles imposées par les coopératives elles-mêmes (processus de sélection, informations inaccessibles) ; ensuite, l'inadéquation entre le produit (logement coopératif) et les besoins réels des très pauvres, qui préfèrent d'autres solutions d'aide au logement. L'étude constate que la majorité des répondants ignoraient l'existence du programme et, même conscients de leurs besoins en logement, ne disposaient pas de suffisamment d'informations pour l'évaluer. Les conclusions proposent trois modifications : une stratégie de marketing plus agressive pour rejoindre les ménages à très faible revenu, une révision de la méthode de calcul du financement des subsidies accordées aux coopératives, et une réflexion plus large sur les formes d'aide au logement adaptées aux « locataires chroniques » — ceux qui resteront dans le secteur locatif. Le document illustre les limites d'une approche administrative de l'accès au logement, même via des structures 'coopératives', sans engagement politique ou critique de la propriété foncière elle-même.
En clair
Ce texte examine comment un programme gouvernemental de logement coopératif au Canada finit par exclure les plus pauvres — non par malveillance, mais parce que personne n'en parle, que c'est mal financé, et que les très pauvres ont d'autres priorités. Utile pour repenser les programmes, mais ne propose pas une vision radicale de la propriété collective de la terre.
Extraits
Selon les résultats d'une enquête auprès des clients du logement social, menée par la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) en 1982, il a été constaté que, du moins en Alberta, le PLC fonctionne de manière à avantager principalement les sous-groupes à revenu modéré et élevé de la population cible.
les personnes ciblées à faible revenu peuvent choisir de profiter d'autres solutions de logement social parce que le logement coopératif ne reflète pas leurs besoins et leurs désirs et que, à leurs yeux, ce n'est pas une forme de tenure attrayante.
la majorité des répondants n'avaient jamais entendu parler du PLC, et seule une petite proportion des autres ont indiqué avoir des connaissances suffisantes du programme pour pouvoir l'évaluer par rapport aux autres possibilités de logement qui s'offraient à eux.
une part considérable des biais dans la participation des personnes ciblées peut être attribuée à la stratégie actuelle de commercialisation du programme.
le montant du financement disponible pour les coopératives afin de fournir un supplément de loyer aux ménages à faible revenu ne leur permet pas d'aider les familles et les personnes aux revenus très faibles qui dépendent des versements de transfert gouvernementaux pour leurs revenus ménagers.