Beware the Funders of Immigrants’ Rights

CrimethInc — zines 2011-12-14 SCORE 4/10

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Synopsis

Cet article critique le rôle de la Ford Foundation et plus largement de la « Non-Profit Industrial Complex » (NPIC) dans la cooptation des mouvements de justice sociale, en particulier ceux des droits des immigrants en Arizona. L'auteur expose comment les fondations philanthropiques, tout en finançant des groupes de justice sociale, orientent leurs stratégies vers des approches légalistes, réformistes et « raisonnables » plutôt que radicales ou transformatrices. Le texte démonte également l'histoire coloniale de la Ford Foundation : son implication dans les coups d'État en Indonésie (1966) et au Chili (1973), son financement historique de la Population Council et des politiques de contrôle démographique — autant de stratégies de domination déguisées en progrès humanitaire. La contradiction centrale est frappante : un membre du conseil d'administration de Ford siège simultanément chez Corrections Corporation of America (CCA), une entreprise pénitentiaire privée, tandis que Ford finance des groupes militants contre CCA. L'article pose une question politique radicale : comment les mouvements sociaux peuvent-ils accepter des financements venant d'institutions dont l'agenda fondamental reste incompatible avec la transformation réelle ? C'est une critique de la capacité des fondations à « canaliser la résistance » en la rendant inoffensive pour le système capitaliste existant.

En clair

Ce texte explique comment les grandes fondations philanthropiques (comme Ford) financent les mouvements pour les droits des immigrants, mais en les dirigeant vers des solutions légales et tièdes, au lieu de changements radicaux. C'est un piège : à chaque fois qu'un mouvement accepte de l'argent d'une fondation, il risque d'être canalisé vers des stratégies sans danger pour le système qu'on voudrait changer.

Extraits

the way in which capitalist interests and the state use non-profits to monitor and control social justice movements

p. 4

very few people are even calling for an end to immigration laws, border controls, and the like, much less total freedom and no borders

p. 5

Many of us are engaged in a battle against the deeply engrained myths about overpopulation which are part of the attack on the fourteenth amendment

p. 5

making themselves out to be benevolent funders of the 'empowerment' and 'education' of poor (brown) women, are making deflecting responsibility for poverty

p. 5

Ford Foundation focused on sending the country's intellectual elite [known later as the Berkeley Mafia] abroad for training, in the hope that one day they would inherit power

p. 5

when Ford dived into human rights, it defined the field as narrowly as possible. The foundation strongly favored groups that framed their work as legalistic struggles for the 'rule of law,' 'transparency' and 'good governance'

p. 6

This is about whether the world we want to live in is compatible with that of any funder or anyone in positions of power

p. 4
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