Los orígenes del capitalismo en la Inglaterra medieval
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Document original ↗Synopsis
Cet article d'histoire sociale médiévale examine les origines du capitalisme en Angleterre au 15e-16e siècle, en particulier le mouvement des enclosures (cercamientos). L'auteur conteste la vision traditionnelle qui voyait les expulsions de paysans pour créer des pâturages à moutons comme le point de départ du capitalisme anglais, mais soutient que le 15e siècle marque effectivement une période de transition importante de la société féodale à la société capitaliste. Le texte décrit comment les propriétaires terriens ont expulsé de nombreux paysans pour accroître leurs terres de pâturage, transformant radicalement les structures foncières et les relations de tenure. L'auteur analyse la persistance des caractéristiques féodales (aristocratie dominant la société, extraction de rentes, justice privée) tout en montrant les signes émergents d'une économie capitaliste : croissance urbaine rapide, commercialisation accélérée, généralisation de l'usage monétaire, intégration des campesinos comme consommateurs et producteurs de marché. Le texte explore notamment comment les paysans, même les plus pauvres, se sont trouvés impliqués dans les circuits monétaires et commerciaux, tout en restant soumis à des rentes coutumières figées sur des bases de prestations de travail obsolètes. C'est une généalogie historique des dépossessions foncières qui ont constitué l'accumulation primitive du capitalisme.
En clair
Ce texte montre comment, au Moyen Âge, les riches propriétaires anglais ont jeté dehors les paysans pour transformer leurs terres en pâturages à moutons — et comment cela a créé une classe de sans-terre. Utile pour comprendre que les dépossessions foncières d'aujourd'hui ne sont pas nouvelles : elles ont des racines profondes dans l'histoire du capitalisme.
Extraits
Le mouvement des clôtures de terres (ene/asures) des XVe et XVIe siècles, au cours duquel les propriétaires terriens ont expulsé de nombreux paysans pour gagner des terres de pâturage pour les moutons
Vers 1400, les paysans ne faisaient plus de prestations de travail personnel dans les réserves des manors, mais payaient plutôt des rentes en argent
De nombreux paysans payaient des rentes coutumières fixées en rapport à la valeur des prestations de travail personnel que leurs ancêtres avaient dû effectuer 200 ou 300 ans auparavant