Carta_de_Belem
MST Brésil — biblioteca (WP REST API) 2010-12-16 SCORE 6/10
Document original ↗Synopsis
La Charte de Belém est un appel politique collectif rédigé en décembre 2010 par environ 1000 professeurs, chercheurs, étudiants et techniciens brésiliens. Elle formule une critique radicale du modèle capitaliste qui incorpore le Brésil à l'économie mondialisée comme producteur de commodités agricoles industrielles. Ce modèle repose sur une agriculture monoculturale chimiquement dépendante qui s'expanse sur l'Amazonie et le Cerrado, accompagnée de chaînes de mineração et pétrochimie générant contamination environnementale massive et dommages sanitaires. Le paradoxe pointé : malgré le statut de 6e économie mondiale, le Brésil accumule des retards énormes en santé, éducation, assainissement et qualité environnementale. L'État brésilien s'est rendu subordiné aux grandes corporations internationales, facilitant leur installation et mettant à disposition des ressources publiques massives. Les communautés sont expulsées de leurs terres, éloignées de leurs écosystèmes, perdant leur sécurité et souveraineté alimentaire. Le document critique aussi une crise éthique et paradigmatique du savoir scientifique, instrument d'une 'rationalité instrumentale économique'. Le tournant politique clef réside dans l'identification des acteurs de l'alternative : peuples autochtones, afrodescendants, communautés traditionnelles et travailleurs urbains pauvres qui 'résistent et avancent' en construisant des alternatives, notamment par l'Agroécologie et l'Économie Solidaire. Le texte appelle à produire des 'processus collectifs de production de connaissances émancipatrices' fondées sur une 'nouvelle conception de Science et Technologie', engageant signataires et institutions vers des politiques publiques garantissant le droit à la santé et un environnement sain.
En clair
Ce texte dit que le Brésil a choisi un modèle économique qui chasse les gens de leurs terres pour planter des monocultures chimiques, mais que les peuples autochtones, paysans et habitants urbains pauvres construisent une autre voie : l'agroécologie et l'économie solidaire. Il appelle les scientifiques et techniciens à se mettre au service de ce changement.
Extraits
povos indígenas, afrodescendentes, comunidades tradicionais, trabalhadores e moradores das periferias urbanas resistem e avançam na construção de alternativas a este modelo, como são a Agroecologia e a Economia Solidária
um modelo monocultor químico-dependente de padrão agro-bio-tecnológico, que se expande sobre biomas como a Amazônia e o Cerrado
preservando suas culturas e saberes de cuidado com a Vida
processos coletivos de produção de conhecimentos emancipatórios e de proteção da saúde e do ambiente
Colocamos-nos ao lado dos cuidadores da vida