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La Vía Campesina — publications (WP REST) 2017-08-08 SCORE 8/10

Document original ↗

Synopsis

La VII Conférence Internationale de la Vía Campesina (juillet 2017, Euskal Herria) publie une déclaration de solidarité avec les luttes paysannes réprimées en Europe. Le texte documente le cas emblématique d'Andrés Bódalo, syndicaliste du SOC-SAT (Syndicat des ouvriers agricoles et paysans andalous), emprisonné depuis mars 2016 pour son engagement dans les mobilisations des sans-terre. En 2012, face à une sécheresse dévastatrice à Jódar (Andalousie), cientos de jornaleros lancent un encierro d'un mois suivi d'une grève générale à 100% pour exiger du travail digne. Bódalo est poursuivi pour cette action ainsi que 20 autres compagnons, avec des demandes cumulées de 100 années de prison. Le SOC-SAT lui-même est identifié comme « le syndicat le plus réprimé d'Europe » avec plus de 500 syndicalistes en procédure, 400+ années de peines réclamées et 1 million d'euros d'amendes. La Vía Campesina constate une montée généralisée de la répression contre les mouvements agraires en France, Belgique, Italie, Roumanie et dans toute l'Europe, s'inscrivant dans un contexte de progression des droites. Le texte établit un contraste : bien que moins meurtrière qu'ailleurs, l'existence de prisonniers politiques pour « lutte par la terre » en Europe marque un tournant symbolique. La déclaration articule solidarité inconditionnelle et critique anticapitaliste, affirmant que seule l'internationalisme des luttes peut vaincre « le capitalisme qui pille nos territoires, nos droits, notre liberté et notre vie ».

En clair

En Andalousie, des paysans sans terre s'organisent pour demander du travail et des terres, mais le gouvernement et la justice les emprisonnent pour ça. Ce qui est choquant, c'est que ça arrive maintenant en Europe (Espagne, France, Italie) — avant, on pensait que c'était surtout en Amérique latine ou en Afrique. Le texte appelle tous les mouvements du monde à se soutenir mutuellement pour combattre le capitalisme qui vole les terres.

Extraits

Depuis mars 2016, l'Andalousie et l'Europe ont le douteux honneur d'avoir un prisonnier politique issu de la lutte pour la terre et de conditions de vie et de travail dignes pour les sans-terres

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Son nom est Andrés Bódalo et il vient de Jódar, le village andalou avec le plus de sans-terres d'Andalousie, marqué par la pauvreté et l'inégalité

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Cette année-là a commencé une occupation de centaines de journaliers dans son village, qui a duré un mois et s'est conclue par une grève générale locale avec 100 % de participation

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le SOC-SAT est le syndicat le plus réprimé d'Europe, avec plus de 500 syndicalistes poursuivis ou en attente de jugement

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en Andalousie, en France, Belgique, Italie, Roumanie et en général dans toute l'Europe, la répression contre les mouvements sociaux s'intensifie

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c'est seulement avec la solidarité entre tous les peuples du monde que nous vaincrons le capitalisme, qui spolie nos territoires, nos droits, notre liberté

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Plus de prisonniers ni de morts pour lutter pour la terre

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