The impact of agricultural cooperatives membership on the wellbeing of smallholder farmers: empirical evidence from eastern Ethiopia
discovery_promoted 2017-03-21 SCORE 8/10
Document original ↗Synopsis
Cet article économétrique évalue l'impact de l'adhésion aux coopératives agricoles sur le bien-être des petits agriculteurs en Éthiopie orientale. Les auteurs analysent 2 000+ petits exploitants et démontrent, par appariement par score de propension et régression endogène, que les coopératives augmentent le bien-être mesuré par la consommation par adulte équivalent. Le document situe cette question dans un contexte développemental : l'agriculture en Éthiopie représente 40% du PIB et 80% de l'emploi, et la productivité agricole stagne en Afrique subsaharienne depuis 40 ans. Les coopératives y sont présentées comme des institutions collectives permettant aux paysans isolés d'accéder ensemble au crédit, aux intrants, aux technologies, aux marchés, et de réduire les coûts de transaction. L'article fournit aussi une histoire des coopératives éthiopiennes : formes traditionnelles (iqub, debo, idir), période impériale (1960s), période socialiste (1974–1991, où les coopératives deviennent des outils de contrôle politique), et période EPRDF (1994+). Les auteurs notent que les coopératives plus inclusives jouent un rôle social sur les relations de genre et créent des espaces sûrs pour la solidarité des femmes. Cependant, le texte reste entièrement dans un cadre économique développementiste : bien-être mesuré par la consommation, coopératives comme instruments d'intégration marchande, aucune question de propriété foncière, de droits agraires, de réforme agraire, d'agroécologie politique ou de souveraineté alimentaire.
En clair
Ce texte montre comment les petits agriculteurs éthiopiens très pauvres peuvent améliorer leur niveau de vie en se regroupant dans des coopératives pour acheter ensemble semences et engrais, et vendre sans intermédiaires. C'est utile pour comprendre comment l'action collective renforce des paysans isolés, mais ça ne parle pas de qui possède la terre ni de comment la distribuer autrement.
Extraits
Les agriculteurs peuvent surmonter ces problèmes en agissant de manière coopérative pour obtenir une force collective qu'ils n'ont pas individuellement.
Les petits exploitants agricoles analphabètes vivant à la limite entre la subsistance et la pauvreté.
Les coopératives sont une organisation commerciale idéale, propriété des membres, car elles offrent le cadre institutionnel par lequel les membres contrôlent à la fois les activités de production et de commercialisation.
Les coopératives plus inclusives jouent un rôle social fort dans l'amélioration des relations entre les sexes et aident les femmes à créer des espaces sûrs pour construire leur solidarité sociale.
Comme il était exigé qu'une personne possède des terres pour être membre des coopératives, le système féodal de régime foncier excluait les paysans de l'adhésion aux coopératives.
Le régime avait transformé les coopératives en plateforme de propagande politique en ignorant leurs principes fondamentaux.
Dissoutes d'une manière si désordonnée qu'elle a accentué une suspicion éternelle et une méfiance envers les coopératives, stigmate qui continue de hanter les coopératives à ce jour.