Beyond the Peasant International

The Anarchist Library — OPDS (new releases) 2010 XeTeX 0.99999 SCORE 8/10

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Synopsis

Ce texte polémique de 2007 analyse les « nouveaux mouvements paysans » mondiaux contre la perspective marxiste classique d'alliance ouvriers-paysans et contre la romantisation naïve des alternatives « subsistence ». L'auteur·e soutient que plus de deux milliards d'humains vivent dans une condition de semi-prolétarianisation — naviguant entre travail salarié urbain et activités agricoles précaires — disolvant la distinction historique entre classe ouvrière et paysannerie. Loin d'avoir disparu, la paysannerie s'est prolétarisée différemment. Les mouvements qui occupent les terres, s'approprient les moyens de production et combattent les agro-corporations (Indigenas d'Amérique, luttes contre la WTO et la Banque mondiale) ne représentent pas une alternative au capitalisme viable, mais une manifestation du prolétariat global en formation. Le texte rejette tant la « peasant romanticism » de gauche que l'idéologie capitaliste du « développement par le haut ». Le vrai enjeu réside dans la possible fusion des deux « frontlines » : classe ouvrière urbaine et prolétariat rural. Les États chinois et indiens, conscients de cette menace, lancent d'immenses « land-reforms » et programmes de travail non pour émanciper, mais pour fragmenter et contrôler cette masse rurale potentiellement explosive. La condition silencieuse de semi-prolétarianisation, selon l'auteur·e, est le terreau d'où émergerait une rupture révolutionnaire globale.

En clair

Le texte explique que deux milliards de personnes vivent entre les champs et les usines, précarisées et salariées. Il dit : les mouvements paysans qui occupent les terres et refusent les agro-corporations ne sauvent pas le capitalisme de lui-même. Ils sont le signe qu'une vraie rupture arrive quand les ouvriers des villes et des campagnes reconnaîtront qu'ils combattent le même ennemi.

Extraits

Plus de deux milliards de personnes sur cette planète vivent dans cette condition, dépendant à la fois du travail salarié et des activités agricoles à petite échelle

p. 3

En s'appropriant les moyens de production et de subsistance, par exemple en occupant la terre, la possibilité d'un « autre monde » semble se manifester

p. 4

La principale division de toute révolution passée a été dissoute : la division entre la classe ouvrière urbaine et les paysans.

p. 3

Les mouvements mondiaux luttant contre les agro-corporations, l'OMC et la Banque mondiale sont la nouvelle « Internationale »

p. 4

Au sein de l'expérience de « siècles » de luttes menées par de « petites fractions » de ce mouvement, par exemple par les Indigènes en Amérique centrale et du Sud, l'histoire de 500 ans du capitalisme est condensée.

p. 4

Le processus mondial de prolétarisation, c'est-à-dire la séparation des producteurs et des moyens de production et la transformation des producteurs en travailleurs salariés, est un acte violent.

p. 4

Leurs luttes soulèvent les véritables questions fondamentales — les conditions de la majorité de la population mondiale (pauvre), les problèmes environnementaux, la question de la façon dont nous produisons notre nourriture — et elles y apportent des réponses

p. 3

Nous devons enfin nous débarrasser des perspectives léninistes (« les avant-gardes ouvrières forment des alliances avec les paysans ») et maoïstes de nos têtes

p. 4
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